Le ministre grec des finances devrait diriger les socialistes lors des élections

Venizelos: 'We're on a good path'

Le ministre grec des finances, Evangelos Venizelos, qui a gagné en popularité sur la scène internationale en tant que médiateur dans le cadre de la crise de la dette grecque devrait diriger le parti socialiste PASOK lors des prochaines élections en automne.

M. Venizelos a triomphé dimanche lors du vote qui devrait le consacrer président du PASOK. Il aurait reçu le soutien de 189 des 377 membres du Conseil national du parti.

Le ministre grec des finances reprendra les rênes du parti à la suite de George Papandreou qui a démissionné de son poste de premier ministre le 11 novembre 2011 pour permettre la formation d'un gouvernement d'unité nationale chargé d'enrayer la crise de la dette dans le pays.

« Non seulement nous avons évité le défaut de paiement, mais nous avons changé le regard que le reste du monde portait sur nous », a déclaré M. Venizelos lors de son discours de remerciement.

« La crise n'est pas terminée, la clé, c'est le travail », a-t-il affirmé après avoir remercié les citoyens pour leurs sacrifices et s'en être excusé au nom de la classe politique.

Depuis la fin de la dictature en 1974, la Grèce a été gouvernée tour à tour par deux grands partis, le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) et le parti Nouvelle démocratie de centre-droit, actuellement dirigé par Antonis Samaras.

Le fondateur du PASOK, Andreas Papandreou, et son fils George ont gouverné pendant plus de 20 ans. Konstantinos Karamanlis et son neveu Kostas Karamanlis, de centre-droit, ont été au pouvoir quasiment tout le reste du temps.

La prochaine étape sera le scrutin du 18 mars lors duquel les partisans du PASOK devront payer 2 euros pour voter dans les différentes villes du pays, bien que M. Venizelos soit le seul candidat.

« Je suis tout à fait conscient de mes responsabilités », a déclaré M. Venizelos qui est également professeur de droit constitutionnel. « Mais il s'agit d'une responsabilité collective et nous agirons en tant qu'équipe. »

Un récent sondage réalisé par Public Issue pour le quotidien Kathimerini a révélé que seuls 11 % de la population soutenaient les socialistes. Cela n'a pas empêché le futur chef du parti d'affirmer que son parti de centre-gauche pourrait remporter les élections.

Nouvelle démocratie reste en tête des sondages avec 28 % d'intentions de vote, mais cela ne suffirait pas pour former une majorité au sein du parlement qui compte 300 sièges, et ce malgré le bonus des 50 sièges supplémentaires alloués au parti vainqueur.

Les sondages d'opinion montrent par ailleurs que les électeurs préfèrent soutenir les petits partis plus fragiles au détriment des grandes formations politiques.

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