Le Pen promet une suspension immédiate de Schengen en cas de victoire

Marine Le Pen veut suspendre les accords de Schengen. [Frederic Legrand - COMEO/Shutterstock]

Marine Le Pen a dit vouloir suspendre les accords de Schengen et expulser tous les étrangers faisant l’objet d’une fiche « S » des services de renseignement dès le mois de mai, en cas d’élection.

Ces deux mesures extraites de son programme font partie des dix premières qu’elle compte mettre en œuvre au cours des deux premiers mois à l’Élysée, sans attendre le résultat d’un futur référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne.

« Il n’est pas question de ne rien faire pendant cette période », censée durer six mois, déclare la présidente du Front national dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

« Dans les deux premiers mois de mon mandat, je prendrai tout de suite dix mesures concrètes d’effet immédiat sur votre quotidien pour revivifier la démocratie et répondre à l’urgence économique, sociale et sécuritaire », ajoute-t-elle.

Outre la suppression des accords de Schengen et l’expulsion des fichés « S » étrangers, elle promet l’abrogation des lois pénales dites Taubira et Dati « pour mettre fin au laxisme judiciaire », l’organisation d’un référendum pour réviser la Constitution ou la fin de l’Aide médicale d’État, réservée aux étrangers en situation irrégulière.

Le contrôle systématique des Européens aux frontières extérieures commence

Les Européens vont faire l’objet de contrôles systématiques aux frontières extérieures de l’UE à partir de vendredi, en application d’une nouvelle législation européenne qui cible les « combattants étrangers » se rendant ou revenant d’Irak et de Syrie.

Sur le plan économique, elle baisserait de 10 % des trois premières tranches de l’impôt sur le revenu, abrogerait la loi Travail adoptée l’année dernière et ramènerait la retraite à 60 ans, entre autres mesures.

Mais, même en cas de victoire à la présidentielle, rien ne garantit que la présidente du parti d’extrême droite obtiendra à l’issue des législatives, au mois de juin, une majorité lui permettant de gouverner.

Souvent en tête des intentions de vote pour le premier tour, prévu dimanche 23 avril, elle est pour l’instant donnée battue au second, quel que soit le cas de figure.