Les conservateurs polonais acceptent de rencontrer le PiS, mais excluent toute coalition

La Confédération devait initialement rejeter l’offre, mais a décidé d’envoyer sa délégation pour discuter avec le Premier ministre du PiS, Mateusz Morawiecki, même si certaines de ses membres ont douté de l’intérêt de cette démarche. [Shutterstock/Robson90]

Le PiS (Droit et Justice), parti au pouvoir en Pologne, a invité tous les autres partis du parlement à se rencontrer pour discuter d’éventuelles coalitions. La Confédération Liberté et Indépendance est la seule alliance de partis à avoir accepté l’offre, même si elle exclut la possibilité de gouverner avec d’autres.

La Confédération devait initialement rejeter l’offre, mais a décidé d’envoyer sa délégation pour discuter avec le Premier ministre polonais et membre du PiS, Mateusz Morawiecki, même si certaines de ses membres ont douté de l’intérêt de cette démarche.

« Il n’y a rien à dire. Mateusz Morawiecki n’est absolument pas fiable », a déclaré Sławomir Mentzen, codirigeant du parti, à Radio ZET.

Quoi qu’il en soit, la Confédération insiste sur le fait qu’elle n’a pas l’intention de former un gouvernement de coalition avec le PiS. Les délégués de la Confédération se rendront au bureau du Premier ministre « pour délivrer un message clair au Premier ministre Morawiecki […] : c’est la fin de votre pouvoir », a déclaré le groupe dans son communiqué officiel.

« Nous pensons que la Pologne mérite un gouvernement véritablement de droite », ont ajouté les Confédérés, critiquant M. Morawiecki pour avoir prouvé qu’il « n’a pas l’intention de mener des politiques conservatrices, de libre marché ou des politiques conformes à l’intérêt national polonais ».

Lundi (20 novembre), M. Morawiecki proposera la composition du nouveau gouvernement, même si les chances de remporter un vote sont illusoires en l’absence de majorité parlementaire, ce qui signifie qu’à l’étape suivante, c’est le parlement qui choisira le gouvernement.

Cela se traduira très probablement par l’élection de Donald Tusk, récemment réélu, au poste de Premier ministre, avec sa coalition à trois blocs, composée de KO (Plate-forme civique), de l’alliance centriste de la Troisième voie et de la gauche. Le président n’a pas le droit de rejeter le gouvernement élu par le parlement.

La Confédération déclare qu’elle ne soutiendra ni le gouvernement de M. Morawiecki ni celui de M. Tusk.

Une interview suggère que le président polonais ne veut pas de Donald Tusk comme Premier ministre

« Donald Tusk ne sera pas mon Premier ministre », affirme le titre d’une interview du président polonais Andrzej Duda publié dans l’hebdomadaire de droite Sieci.

Inscrivez-vous à notre newsletter

S'inscrire