Les libéraux européens préparent les élections 2019 à Madrid

Albert Rivera, le chef de file de Ciudadanos, sera l'un des hôtes de la rencontre de l'ALDE à Madrid. [Reuters]

Presque mille dirigeants libéraux de l’UE se retrouvent du 8 au 10 novembre à Madrid pour une rencontre annuelle dédiée notamment à la préparation des  élections européennes. Un article d’Euroefe.

La capitale espagnole réunira pendant deux jours quelque mille participants, dont plusieurs Premiers ministres, commissaires européens, chefs de parti, délégués et membres de ces formations.

Le groupe ALDE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe), dirigé au Parlement européen par l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, va commencer à se préparer pour les élections européennes de 2019. Un rendez-vous lors duquel les libéraux espèrent réduire l’écart avec les deux grands groupes européens, les conservateurs et les socialistes.

Ciudadanos, l’hôte

Le succès du groupe aux futures élections dépendra notamment du nombre de sièges obtenus par le président français, Emmanuel Macron, et de sa capacité à attirer des formations aujourd’hui membres des sociaux-démocrates (S&D), comme le Parti démocrate italien, bouleversant ainsi le rapport de force actuel.

Si tous les libéraux finissent par confluer vers le nouvel étendard européen macroniste, ce nouveau groupe parlementaire pourrait devenir la seconde force du Parlement, position actuellement détenue par les sociaux-démocrates.

Si tel est le cas, les conservateurs et les libéraux seraient le nouveau tandem de pouvoir dans l’hémicycle européen, qui compte actuellement 751 sièges (dont 67 sont de l’ADLE) et qui, après les élections de l’année prochaine, passera à 705 en raison du Brexit.

L’actuelle alliance européenne des démocrates et des libéraux, la quatrième plus forte du Parlement européen, inclut dans cette législature Ciudadanos, le mouvement réformateur belge, les libéraux flamands, le parti démocratique libre allemand et le mouvement démocratique français, entre autres.

Le parti espagnol Ciudadanos joue actuellement un rôle important au sein de l’ADLE, comme en témoigne le fait que le congrès annuel se tiendra à Madrid.

Pas de Spitzenkandidat officiel pour l’ALDE

C’est précisément à cause de la pression de Ciudadanos qu’ils ont approuvé le 27 octobre dernier l’expulsion du groupe catalan PDeCAT en raison d’enquêtes sur la corruption de son prédécesseur, Convergence démocratique de Catalogne (CDC).

Contrairement au Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates, qui recherchent ou ont déjà (dans ce dernier cas) un candidat à la présidence de la Commission européenne, les libéraux ne vont nommer personne à ce poste.

Toutefois, la commissaire européenne à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, semble être la personne la plus à même d’occuper un poste au sein de la Commission européenne ou d’une autre institution, même si elle devra avoir le soutien du président français pour cela.

À Bruxelles, l'avenir de Margrethe Vestager s'obscurcit

Quatre ans de lutte contre le monopole des GAFA ont fait de Margarethe Vestager une politique reconnue. Faute de soutien de Copenhague pour un second mandat, la commissaire à la concurrence devrait quitter Bruxelles après les élections.

Les discussions sur l’avenir du groupe débuteront vendredi en présence de son président, Hans van Vaalen et de son dirigeant, Guy Verhofstadt, ainsi que du dirigeant de Ciudadanos, Albert Rivera, des Premiers ministres de Belgique, Charles Michel, du Danemark, Llars Lokke Rasmussen et de Slovénie, Marjan Sarec.

Outre Margrethe Vestager, les autres commissaires européens présents à la réunion seront Vera Jourová, vice-présidente de la Commission européenne chargée des transports, Violeta Bulc, en charge de la justice et de l’égalité et Andrus Ansip, vice-président chargé du marché unique numérique.

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