Les partis pro-Macron s’unissent au sein d’une « confédération »

De droite à gauche : l'ancien Premier ministre français et président du parti Horizons, Edouard Philippe, le président du Parlement français, Richard Ferrand, le président du parti politique Mouvement Démocrate (MoDem), François Bayrou, et le délégué général de La République en Marche (LREM), Stanislas Guerini, assistent à une conférence de presse des partis de la majorité présidentielle à Paris, France, le 05 mai 2022. [YOAN VALAT/EPA]

Le président récemment renouvelé à la tête de l’état, Emmanuel Macron, met ses soutiens en ordre de marche en vue des élections législatives, alors que la gauche tente, tant bien que mal, de se préparer pour s’emparer de l’Assemblée nationale.

Les responsables de la majorité présidentielle sont parvenus à un accord jeudi (5 mai) et ont décidé de se réunir au sein d’une « confédération » baptisée « Ensemble ».

« ‘Ensemble’, c’est la volonté d’être soudés, côte à côte, pour porter les idées d’Emmanuel Macron (…). C’est la majorité présidentielle, Ensemble, qui a permis d’aboutir à un accord politique pour investir les candidates et candidats aux élections législatives », a déclaré l’actuel président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui prendra la tête de cette nouvelle coalition.

« Ensemble » réunira La République en marche (LREM), le parti fondé par Emmanuel Macron en 2016, le Mouvement démocrate (MoDem), qui appartenait déjà à la majorité présidentielle au cours du premier mandat et Horizons, le parti politique crée par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe.

Au-delà du simple fait de faire front commun, alors que la gauche s’organise, elle aussi, pour faire bloc, il était surtout question d’attribuer un nom de circonscription pour chacun des partis impliqués — qui continueront par ailleurs de siéger au sein de groupes différents dans l’hémicycle.

Sur les 577 sièges à pourvoir, LREM devrait présenter 400 candidats, le MoDem un peu plus d’une centaine, tandis qu’Horizons aurait obtenu 58 circonscriptions, rapporte l’AFP.

Le secrétaire général de LREM, Stanislas Guérini, a par ailleurs profité de l’occasion pour annoncer le changement de nom du parti présidentiel, qui devient désormais « Renaissance », faisant écho à la délégation français d’eurodéputés du groupe « Renew » au Parlement européen. Il s’agit de « faire le choix des Lumières contre l’obscurantisme, fidèle à ce que nous portons en Europe », a expliqué M. Guérini.

Le Parti socialiste conclut un accord électoral prônant la désobéissance à certaines règles européennes

L’accord électoral en vue des élections législatives entre le Parti socialiste et la gauche radicale mentionne la possibilité de désobéir à certaines règles européennes et doit être ratifié jeudi soir (5 mai) par son Conseil national.

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