Les partis verts européens à la recherche d’une stratégie de développement [FR]

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Capitalisant sur son succès en France et en Allemagne aux dernières élections européennes, le Parti vert européen lance une offensive pour renforcer sa représentation dans les pays d’Europe de l’est et du sud, où il n’a pas de parlementaire élu.

Comme nous souhaitons un Parti vert européen qui soit fort, nous devons avoir une influence sur les partis nationaux, a déclaré l’ancienne eurodéputée et porte-parole du Parti vert européen Monica Frassoni, lors d’un point presse avec des journalistes la semaine dernière. Nous sommes parfaitement conscients que nous avons besoin d’un bon leadership sur le terrain ou nous ne pourrons pas agir en sauveurs, a-t-elle ajouté.

Ensemble avec le groupe des Verts au Parlement européen et la toute nouvelle fondation politique européenne, le parti vert européen a mis en place un plan stratégique conjoint destiné à consolider et à prolonger son développement dans des pays où il a obtenu des résultats positifs lors des récentes élections, et à construire une alternative verte crédible dans des pays où ils ont échoué, notamment en Italie, en Espagne et en Pologne.

Selon Philippe Lamberts, l’autre porte-parole des Verts européens, cette tâche comporte deux volets.

Avant toute chose, l’objectif est de doper la croissance organique du mouvement dans l’Europe de l’est et du sud, où le défi est de remettre les verts sur les écrans radars.

Deuxièmement, le parti cherche à promouvoir sa position au sein du Parlement européen en développant des propositions plus crédibles sur l’économie et en établissant des liens avec le monde de l’entreprise pour au final engranger des voix au détriment des partis centristes.

Nous savons que notre Nouveau contrat vert (Green New Deal) contient des idées innovantes qui ont besoin d’être rationalisées dans le débat politique – nous avons besoin d’une véritable « contamination » des idées vertes sur l’économie et le changement climatique, a déclaré M. Frassoni.

Les Verts visent la Pologne, l’Espagne et l’Italie, mais aussi des plus petits pays comme la Hongrie, où le mouvement politique a perdu du terrain ces dernières années. 

Les Verts ne comptent pour rien dans ces pays, qui pris tous ensemble représentent un tiers de la population européenne. Cela signifie qu’un tiers du terrain est inaccessible pour nous, a dit M. Lamberts.

L’un des éléments communs à ces pays, selon les porte-parole des verts, c’est leur électorat catholique. Dans ces pays, les Verts doivent examiner avec précaution quelles sont les questions qu’ils veulent mettre en avant dans leurs campagnes.

Même si vous considérez le mariage gay comme une question importante, il ne serait pas très sage d’en faire l’une des premières priorités si vous souhaitez gagner l’électorat catholique, a-t-il ajouté, soulignant que les messages allaient devoir être examinés avec attention dans ces pays. Les autres pays catholiques devraient apprendre de l’Irlande, où le parti vert a gagné du terrain.

Bien que les Verts européens n’aient pas un plan de bataille détaillé pour chaque pays, ils espèrent en avoir un à mettre en œuvre dans six mois environ et ainsi travailler durement en vue des élections de 2014.

  • European Green PartyHomepage
  • The Greens-European Free Alliance in the European ParliamentHomepage

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