« L’Europe n’a jamais été aussi présente dans les débats »

Il y a ceux qui prévoient de la renforcer, ceux qui préfèrent la réorienter, ceux qui veulent la quitter ou menacent de le faire... L'Europe divise comme jamais les candidats à l'Elysée. [TPCOM/Flickr]

L’avenir de la France dans l’Union européenne apparaît en filigrane de tous les débats de la campagne de l’élection présidentielle. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Manuel Lafont-Rapnouil dirige l’antenne du Conseil européen des relations internationales (ECFR) à Paris.

L’Europe occupe-t-elle une place suffisante dans les débats ?

Une présidentielle ne se joue jamais sur les enjeux internationaux. Mais si l’on écoute bien les candidats, on s’aperçoit que l’Europe n’a jamais été aussi présente dans les débats. Quand on parle d’économie, d’agriculture ou de migrations, implicitement, on parle d’Europe. Certains candidats prennent conscience qu’il est plus compliqué d’agir seul. Pour d’autres, au contraire, il est urgent de retrouver l’autonomie, de se débarrasser des contraintes d’une union.

Les divergences entre les onze candidats sont-elles si fortes ?

Les discours sont polarisés comme jamais. Comme si, au lieu d’avoir un débat sur les différentes politiques possibles à l’intérieur de l’espace européen, il n’y avait que deux options : rester dans l’UE ou en sortir.

Seul Emmanuel Macron veut plus d’Europe ?

Oui. Il assume la continuité de ce qui a été fait. Il dit nécessaire d’aller plus loin. Son projet est plus intégrationniste que celui de Fillon, même si l’idée que la France doit d’abord faire des réformes intérieures pour retrouver de la crédibilité les rapproche…

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