L’Europe passe devant les Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement

Jean-Yves Le Drian et Marielle de Sarnez, les deux responsable "Europe" du gouvernement Philippe.

Le gouvernement d’Edouard Philippe a mis l’Europe à l’honneur, en rebaptisant le ministère des Affaires étrangères. Jamais l’Europe n’a aussi bien été servie dans les arbitrages.

Les eurosceptiques pourraient en manger leur chapeau. L’annonce du gouvernement Edouard Philippe le 17 mai a fait la part belle aux affaires européennes, en renommant le ministère des Affaires étrangères, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

En plus de ce changement symbolique qui met résolument l’Europe à l’honneur, le Premier ministre a également conservé un poste de ministre spécifiquement dédié aux Affaires européennes.

Pendant le mandat de François Hollande, les affaires européennes n’avaient été dotées que d’un secrétariat d’Etat, comme sous Nicolas Sarkozy.

Deux parts de tartes

Cet accent mis sur le projet européen apparaît comme une réponse à la campagne anti-européenne menée entre autres par le Front national et Marine Le Pen.

À la tête de ce nouveau ministère, le Premier ministre a placé un ancien poids lourd du gouvernement Valls, Jean-Yves Le Drian.  Ministre de la Défense durant tout le quinquennat du président socialiste, il s’est rallié pendant la campagne à la candidature d’Emmanuel Macron.  À la tête du ministère de la Défense, il a a notamment engagé l’armée française au Sahel, en Centrafrique, en Irak/Syrie contre le groupe État islamique (EI) et en France
avec l’opération antiterroriste Sentinelle.

Et c’est une figure européenne qui prendra sa suite :   l’eurodéputée centriste Sylvie Goulard. Un temps pressentie aux affaires européennes, l’élue du Modem a finalement été nommée à la tête du ministère de la Défense, rebaptisé ministère des Armées.

La nomination de l’eurodéputée centriste Marielle de Sarnez au poste de ministre des Affaires européennes complète l’édifice gouvernemental. La numéro deux du Modem  connait bien son portefeuille, puisqu’elle occupe un siège au Parlement européen depuis 1999.

Parité respectée

Le premier gouvernement Philippe aura respecté la promesse de la parité, mais n’a pas réussi à mettre sur pied une équipe ministérielle aussi resserrée qui prévue. Emmanuel Macron avait en effet promis un gouvernement de 15 personnes. Ce sont finalement 22 personnalités qui ont été désignées.

Macron nomme Edouard Philippe à Matignon

Le député Les Républicains (LR) Edouard Philippe a été nommé sans surprise Premier ministre par Emmanuel Macron, au lendemain de l’investiture officielle du nouveau chef de l’État.

Et certaines impasses ont rapidement été montrées du doigt par les partis politiques. Le PS a ainsi souligné la disparition « d’un ministère plein et entier des Droits des Femmes », et celle du logement dans le dispositif gouvernemental.

L’absence du développement et de la solidarité internationale au sein du nouveau gouvernement a également alarmé les ONG françaises telles qu’Oxfam.