LREM lance une liste éclectique pour les Européennes

Nathalie Loiseau, le 26 mars, lors du lancement de la liste de LREM, baptisée Renaissance.

La liste Renaissance pour les élections européennes lancée le 26 mars ressemble à une liste à la Prévert de profils inattendus. Avec l’attachement à l’Europe comme dénominateur commun.

« C’est une équipe différenciante par rapport aux autres listes » : voilà comment Stanislas Guérini, secrétaire général d’En Marche, a présenté mardi la liste de son parti pour les élections européennes, qui relève de fait d’un certain éclectisme.

Derrière Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes, et Pascal Canfin, ex ministre du développement, elle comprend un océanographe, deux journalistes, un éleveur de Charolaise, une vigneronne dans le domaine de Pic Saint Loup dans le Sud, ou encore une navigatrice. Des inconnus, ou presque, pour beaucoup.

Le parti d’Emmanuel Macron a choisi une liste visiblement très travaillée, et qui fait la part belle aux béotiens des institutions européennes.

Top départ pour les européennes avec les dernières têtes de liste

Nathalie Loiseau (LREM) et Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) devraient être les derniers candidats à se déclarer.

« Il n’y a pas ici de candidat qui ont déjà été élus au Parlement européen » a ainsi assuré François Bayrou, en semblant s’en félicité, avant de se reprendre devant les rires de l’assemblée : Pascal Canfin, Dominique Riquet et Pascal Durand ont en effet déjà siégé en tant qu’eurodéputés, la candidate Valerie Hayer a été attaché parlementaire de Jean Arthuis, Stéphanie Yon-Courtin a été juriste à la Commission européenne. Mais plusieurs candidats ont simplement l’Europe à coeur, à l’instar de Marie-Pierre Vedrenne, directrice de la Maison de l’Europe à Rennes, ou Bernard Guetta, ex éditorialiste sur France Inter.

« C’est Emmanuel Macron qui nous unit, mais nous allons travailleur sur nos propositions » a assuré Nathalie Loiseau, avant de détailler les points prioritaires du programme.

« Nous avons une urgence climatique et environnementale à affronter. En 1989 l’UErope s’est donné les moyens d’arrimer l’Est à l’Ouest, en créant la Berd. Aujourd’hui l’Europe est réunifiée, ce qui demande une action c’est l’urgence climatique et environnementale » a assuré la ministre, qui a aussi annoncé sa démission dans la foulée.

Le sujet de la banque européenne du climat sera un thème central de l’équipe, qui souhaite aussi travailler sur les enjeux du numérique.

En défense des listes transnationales, la liste de LREM a accueilli deux Européens, non Français, dont Sandro Gozi, ancien ministre des affaires européennes de l’UE.

Une liste compatible avec l’ALDE ?

« Je crois beaucoup à la polyphonie des parcours professionnels » a assuré Stéphane Séjourné, ex-conseiller de Macron, directeur de campagne de LREM et candidat aux Européennes.

Reste à trouver la cohérence dans cette liste à la Prévert, entre ces candidats dont le seul dénominateur commun semble être l’attachement à l’Europe.

La question se pose notamment quant à leur action future au Parlement européen : Nathalie Loiseau a refusé d’affirmer que le groupe, qui devrait obtenir autour de 20 sièges, se rapprocherait d’un groupe en particulier.

« Nous sommes en contact étroit et amical avec ALDE, mais il n’y a pas qu’eux, d’autres viennent d’autres familles politiques, comme dans notre liste » a indiqué la candidate, elle-même proche d’Alain Juppé comme Gilles Boyer, ex directeur de cabinet à la mairie de Bordeaux du ténor des Républicains.

Les candidats LREM ont aussi commencer à décrire leurs adversaires : l’abstention, et le Rassemblement national.

« Quand on reste chez soi sur son canapé, le premier parti de France c’est le Front national » a prévenu Nathalie Loiseau, qui a dénoncé ceux qui « se servent de l’Europe ».

 

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.