Manfred Weber met en garde Macron sur les élections européennes

Manfred Weber [European Parliament]

Le chef de file de la droite au Parlement européen a publié une tribune pour demander qu’il n’y ait pas de remise en cause du principe des Spitzenkandidaten aux prochaines élections européennes. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

« Le Parlement européen rejettera tout candidat à la présidence de la Commission qui n’aura pas été désigné comme Spitzenkandidaten en amont des élections du Parlement européen », écrit Manfred Weber qui dirige le groupe du Parti populaire européen (PPE) dans une tribune parue dans L’Opinion lundi 29 janvier.

Le Bavarois souhaite adresser un message à tous « ceux tentés de remettre en question le mode de désignation du prochain président » de l’exécutif européen.

Le terme de « Spitzenkandidaten » est un terme qui « sonne plutôt barbare » reconnait-il. Il est utilisé pour désigner le processus qui a permis à Jean-Claude Juncker de devenir président de la Commission européenne. En 2014, il était le candidat de son parti, le PPE à ce poste. La droite étant arrivée en tête lors de ce scrutin, les chefs d’États et de gouvernements ont proposé le Luxembourgeois pour prendre la tête du Berlaymont, bâtiment abritant l’exécutif européen à Bruxelles.

« À l’issue des élections, certains chefs d’État et de gouvernement ont voulu remettre en cause le choix du candidat. Nous avons tenu bon », rappelle Manfred Weber dans sa tribune. Une analyse souvent remise en cause par les nationalistes, estimant que les électeurs n’ont pas voté directement pour élire Jean-Claude Juncker.

Bras de fer entre Parlement européen et Conseil

L’eurodéputé allemand se demande « pourquoi malgré leurs grands discours sur la nécessité d’un changement démocratique en Europe, ils ne sont en réalité pas prêts à renoncer à l’opacité et au secret ». Sous-entendu : les négociations derrière des portes closes entre chefs d’États et de gouvernements lors d’un sommet européen pour se répartir les postes.

Le chef de la droite européenne se permet également de tacler le président français, Emmanuel Macron. Il rappelle que cette « révolution démocratique, discrète mais bien réelle », avait été lancée en 2013, « bien avant l’existence de La République en marche, n’en déplaise à certains ».

Il s’agit aussi d’un message à Emmanuel Macron qui souhaite se positionner lors des prochaines élections européennes en dehors des partis classiques, à l’instar de ce qu’il avait fait pour la présidentielle en France. Dans l’entourage de Manfred Weber, on confirme qu’il s’agit bien d’un message envoyé au président français, mais aussi à tous les chefs d’États et de gouvernement dans le cadre d’un bras de fer entre le Parlement européen et le Conseil.

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