Marine Le Pen doit encore plus de 260 000 € au Parlement européen

Marine Le Pen, lors du premier tour des élections présidentielles [@EPA/OLIVIER HOSLET]

L’élection de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale évite à la présidente du Front national de rembourser le Parlement européen. Son immunité parlementaire lui permettant encore un fois de ne pas se présenter devant la justice.  Un article de notre partenaire Ouest-France.

En plus de la joie d’avoir été élue députée nationale pour la première fois, Marine Le Pen a célébré une autre victoire… sur le Parlement européen. En effet, l’eurodéputée frontiste reprochait au Parlement européen de lui saisir une partie de ses indemnités pour l’affaire de ses assistants parlementaires qu’elle conteste.

Comme l’affaire concernait spécifiquement les collaborateurs de Marine Le Pen, les saisis sur indemnités ne peuvent pas concerner la personne qui remplacera numériquement Marine Le Pen au Parlement européen. 260 000 euros, au moins, sont en jeu.

Un remboursement loin d’être terminé

Le Parlement européen considère que la présidente du Front national a rémunéré des assistants pour un travail fictif. Deux collaborateurs étaient dans le viseur de l’institution : Catherine Griset, assistante et ex-belle-sœur de la présidente du FN, et Thierry Légier, son garde du corps. D’après les résultats de l’enquête de l’Office européen de lutte antifraude, Catherine Griset a indûment perçu 298 400 € entre 2010 et 2016 alors qu’elle exerçait une « activité reconnue » au siège du parti à Nanterre. « Elle était aussi à Bruxelles, elle était aussi en France quand je le décidais, car c’est moi qui décide où mener le combat contre l’Union européenne », ajoutait la candidate FN à la présidentielle début février. Or les règles internes du Parlement européen ne permettent pas une telle souplesse afin d’éviter les abus.

Marine Le Pen avait fait savoir qu’elle refusait de payer les 300 000 € réclamés par l’institution. Les services du Parlement prélevaient par conséquent une partie de ses indemnités depuis cinq mois. La présidente du Front national ne percevait plus que la moitié de son indemnité parlementaire (d’environ 6 000 €), de ses frais généraux, ainsi que de ses frais occasionnés lors de ses venues à Strasbourg pour les votes au Parlement européen une fois par mois.

La somme saisie tourne autour de 7 000 € à 7 500 € par mois. Il fallait dès lors au moins 40 mois à l’eurodéputée pour rembourser l’argent du contribuable européen. Pour ce faire, il aurait fallu également que la présidente du FN soit réélue en 2019 lors des prochaines élections européennes.

En cinq mois, le remboursement a été au maximum de 37 500 €. Il reste donc plus de 260 000 € à rembourser.

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