Michel Barnier officiellement en lice pour la présidence de la Commission

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Michel Barnier a officiellement déclaré sa candidature le 28 février. Deux autres candidats briguent le poste de représentant du PPE pour les élections européennes.

Très apprécié dans la bulle bruxelloise, le candidat français a gagné le soutien du parti chrétien populaire slovène, Nouvelle Slovénie, du parti hongrois Fidesz et de son propre parti, l’UMP.

Michel Barnier est actuellement commissaire au marché intérieur et services. Selon des sources bruxelloises, il aurait un bon profil pour obtenir un poste à haute responsabilité au sein des institutions européennes. Mais il souffre d’un manque de soutien dans l’Hexagone, ce qui constitue la plus grande faiblesse de sa candidature. En effet, Michel Barnier a peu de chances d’être nommé par le gouvernement socialiste français.

Le Parti socialiste, en particulier son aile gauche, s’en est lourdement pris au bilan de la Commission. Et le PS souhaite surtout placer un de ses membres au sein de la Commission.

Au sein de son propre parti, le commissaire français essuie de nombreuses critiques : « Il est trop à gauche, trop européen, » a indiqué un eurodéputé à EURACTIV France . Le fait qu’il ne se présente pas comme tête de liste en France a aussi surpris. « Mais c’est sa décision, nous aurions souhaité qu’il soit tête de liste en France mais il en a décidé autrement. »

Jean-François Copé, secrétaire de l’UMP, a publiquement annoncé son soutien à la candidature du commissaire français. Il reste cependant particulièrement discret depuis l’annonce de Michel Barnier faite vendredi dernier.

Trois concurrents, un favori

Le commissaire français fera face à des poids lourds de centre droit européen en vue de décrocher la tête de liste du PPE dans le cadre des élections européennes qui auront lieu entre le 22 et 25 mai. Le candidat en tête de liste sera également celui avancé pour le poste de la présidence de la Commission (voir « Contexte »).

Aux côtés de Michel Barnier, deux autres figures de proue de la vie politique européenne ont présenté leur candidature pour la tête de liste. Jean-Claude Junker, l’ancien premier ministre luxembourgeois, est en bonne voie pour être nommé par le PPE, et a reçu la faveur de la chancelière allemande, Angela Merkel.

Valdis Dombrovskis, l’ancien premier ministre letton, a annoncé pour sa part qu’il entrait en lice il y a deux semaines. « J’ai déjà eu à gérer la crise financière et économique au sein de mon propre pays et je crois que je peux apporter de par mon expérience une contribution au niveau européen : comment gérer la période d’après-crise et comment garantir une croissance durable et la création d’emploi », a-t-il affirmé.

Hommes et femmes politiques du centre droit peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 5 mars. L’annonce d’une quatrième candidature constituerait une très grande surprise : Joseph Daul, le président du PPE, a confirmé ces trois candidats lors d’un entretien à EURACTIV République tchèque. Le quatrième concurrent potentiel, le premier ministre finalandais, Jyrki Katainen, a indiqué à EURACTIV qu’il ne se présenterait pas.

>> Lire : La course à la tête de liste du PPE pour les européennes a débuté

Le PPE tient son congrès électoral cette semaine à Dublin. Le parti va auditionner ses candidats pour la tête de liste le 6 mars prochain et votera le lendemain.

Le parti adoptera aussi son manifeste, c’est-à-dire un programme commun qui servira de base aux partis nationaux pour la campagne électorale.

Le PPE est le dernier grand parti politique européen à lancer sa campagne. Le parti libéral ADLE a adopté son manifeste lors de son congrès de Londres qui a eu lieu du 28 au 30 novembre derniers et a choisi son candidat à Bruxelles le 1er février dernier. Les Verts européens se sont réunis à Bruxelles du 21 au 23 février, et le Parti socialiste européen vient juste de terminer son congrès qui avait lieu à Rome, le weekend dernier.

>> Lire le LinksDossier d’EURACTIV :  Hautes fonctions européennes : à qui le tour ?

Le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, prévoit que le Parlement européen élira le président de la Commission sur la base d'une proposition du Conseil qui tiendra compte des élections européennes (Article 17, alinéa 7 du TUE). 

Le Parlement européen et de nombreux spécialistes ont incité les partis à désigner leur tête de liste pour les campagnes électorales. C'est une première dans l'histoire des élections européennes. Mais les spécialistes restent incertains quant au résultat final.

Pour plus d'informations, lisez nos sur les linkdossiers élections et les hautes fonctions européennes.

  • 5 mars : date butoir pour le dépôt des candidatures pour la tête de liste du PPE, qui sera aussi candidat à la présidence de la Commission.
  • 6 mars :  le PPE débattra des différentes candidatures lors du congrès de Dublin.
  • 7 mars :  le PPE choisira son candidat commun.
  • 22-25 mai : élections européennes dans les 28 États membres

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