Municipales : les sept enseignements du scrutin

Après son bon score aux européennes, EELV est, désormais, une force politique incontournable. Avec la présidentielle en vue. [EPA-EFE/MOHAMMED BADRA]

Une participation au plus bas, la nouvelle donne verte, la « surprise » socialiste… Voici les enseignements à retenir du second tour des élections municipales françaises. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

  1. Une abstention record

Peur du virus, choc traumatique de l’épidémie, désintérêt pour un second tour organisé quinze semaines après le premier et pour la politique en général… Les Français ont largement boudé les municipales. La participation y a été extrêmement basse : autour de 40 % de votants. Du jamais-vu !

  1. Le triomphe Vert

La nouvelle donne est désormais verte, notamment dans les grandes villes. « C’est un tournant. C’est le moment d’une écologie en action. Il faut que le Président entende ce message », souligne l’eurodéputé Europe-Écologie-Les Verts Yannick Jadot. Le parti, qui n’avait remporté que Grenoble en 2014, conserve la capitale de l’Isère.

Il gagne aussi Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Besançon, Annecy, Tours… Il arrive également largement en tête à Marseille (au sein d’une union des gauches). Après son bon score aux européennes, le parti est, désormais, une force politique incontournable. Avec la présidentielle en vue.

  1. La vie en rose

Moribond après l’échec de la présidentielle et le gros gadin des européennes, le Parti socialiste revoit l’avenir en rose. Il conserve Paris, Rennes, Nantes, Brest, Le Mans, Lille (de très peu), Rouen ; gagne à Montpellier, Nancy, Morlaix, Laval, Quimper, Saint-Brieuc, Clermont-Ferrand, parfois avec l’appui des Verts. Pour le patron du PS, Olivier Faure, ces municipales sont « une heureuse surprise. Un bloc social et écologique est en train de naître », dans la perspective de 2022.

  1. La chute est rude pour En marche

Même si le patron d’En marche, Stanislas Guerini, se dit satisfait des résultats obtenus — « l’objectif des 10 000 élus est atteint » — le parti ne prend les rênes d’aucune grande ville (hormis Tourcoing). C’est un chemin de croix à Paris et l’échec des alliances avec LR à Strasbourg et Bordeaux ! Et puis 10 000 élus sur 560 000, c’est très très peu. En marche est à l’arrêt. Ce scrutin est à oublier. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Emmanuel Macron ouvre une nouvelle séquence dès ce matin, en recevant les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat.

  1. Édouard Philippe facilement

Fort de sa popularité du moment, le Premier ministre réussit son pari de conserver la mairie du Havre. Une victoire éclatante. Comme il l’a annoncé, il veut rester à Matignon. On saura très vite, avec le remaniement annoncé, si son souhait sera exaucé. Il rencontre le chef de l’État ce matin. En attendant, il laisse son siège de premier magistrat au maire actuel Jean-Baptiste Gastinne.

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