Nathalie Loiseau lance la campagne de LREM

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La tête de liste Nathalie Loiseau et les 29 autres candidats connus de la liste Renaissance aux élections européennes ont donné le coup d’envoi de la campagne lors d’un premier meeting le 30 mars à Aubervilliers.

Les Docks d’Aubervilliers ont accueilli le 30 mars les militants de La République En Marche pour un premier grand meeting de campagne pour les élections européennes.

Dans une ambiance musicale festive et une marée de drapeaux européens, français et d’autre pays de l’UE, la grande messe a débuté par une courte vidéo du discours de la Sorbonne du président Emmanuel Macron appelant les Français – en particulier les Jeunes à se lancer dans ce rêve un peu fou de l’Europe.

Emmené par Nathalie Loiseau, l’ancienne ministre des Affaires européennes qui a pris les rênes de liste « Renaissance », le meeting d’Aubervilliers avait pour ambition de donner le coup d’envoi à la campagne électorale et de présenter au grand public l’ancienne ministre assez peu connue.

Mais aussi d’afficher une unité avec les partenaires politiques de LREM. Le Modem de François Bayrou, Agir de Franck Riester et le Parti Radical de Laurent Enard  ont tous fait le déplacement à Aubervilliers. Une présence destinée à rassembler les différents mouvements qui constituent la liste Renaissance après les difficiles tractations des dernières semaines pour finaliser la sélection des 30 premiers noms de la liste.

LREM lance une liste éclectique pour les Européennes

La liste Renaissance pour les élections européennes lancée le 26 mars ressemble à une liste à la Prévert de profils inattendus. Avec l’attachement à l’Europe comme dénominateur commun.

Autre renfort, la grande majorité des membres du gouvernement a fait le déplacement pour assister au meeting, notamment le Premier ministre Édouard Philippe.

30 candidats

L’entrée en scène des trente premiers candidats de la liste Renaissance s’est déroulée sous les applaudissements. Outre Nathalie Loiseau, plusieurs noms ont provoqué des applaudissements fournis de la part des militants. L’ancien ministre écologiste et parton du WWF France, Pascal Canfin (numéro 2), mais aussi Stéphane Séjourné (numéro 6), qui joue le rôle de candidat et de directeur de campagne.

Le bal des discours des différents candidats a très largement repris les ambitions européennes d’Emmanuel Macron, déjà déroulées dans le discours de la Sorbonne et dans la tribune publiée dans la presse européenne début mars.

Accélération de la transition énergétique, politique industrielle, harmonisation fiscale, défense européenne, nouvelle relation internationale et révision de la politique migratoire.

Macron lance l’offensive pour la «renaissance » d'une Europe protectrice

Dans une tribune adressée aux citoyens européens des 28 États membres, le président français défend un projet européen mettant l’accent sur la protection des frontières, de l’environnement, du modèle social et du commerce.

La question environnementale a largement occupé le devant de la scène avec les interventions de Pascal Canfin et de la navigatrice Catherine Chabaud. « Pourquoi la femme libre que je suis a décidé de s’engager ? À cause de deux urgences : l’environnement et l’Europe ».

Caution verte de la liste « Renaissance », Pascal Canfin a également rappelé la nécessité de mettre l’écologie sur le devant de la scène européenne, notamment sur la question du changement du modèle de production alimentaire. « On va porter un projet on veut sortir de la guerre culturelle toxique entre les écologistes et les agriculteurs » a-t-il soutenu, en réaffirmant son opposition au glyphosate. Un sujet sensible pour la majorité présidentielle, le renoncement du président Macron d’interdire l’utilisation de cet herbicide à court terme ayant entamé la crédibilité écologiste de LREM.

Autre prise de position forte, la question des relations commerciales entre l’Europe et les États-Unis. « Non nous ne signerons pas d’Accord commercial avec un pays qui ne respecte pas l’accord de Paris » a martelé Pascal Canfin. Une promesse reprise par Nathalie Loiseau lors de son discours de clôture du meeting.

Pas d’attaque contre le Rassemblement national

Alors que LREM avait jusqu’ici misé sur une opposition avec Marine le Pen et le Rassemblement national dans son discours sur l’Europe, la rhétorique contre le parti d’extrême droite a été totalement absente du meeting.

Les attaques contre les populistes se sont articulées autour des responsables du Brexit et de Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump qui tente de fédérer les populistes à Bruxelles. Mais pas une seule fois le nom du principal adversaire de LREM le 26 mai prochain n’a été prononcé.

LREM veut faire des européennes un duel avec le RN

Alors que les autres partis français sont dans les starting blocs pour les élections européennes, LREM se laisse jusqu’à début mars pour dévoiler sa tête-de-liste. Et espère ainsi avoir le temps de mobiliser ses partenaires politiques au Parlement européen.

« Le Royaume-Uni nous quitte sans savoir où il va […] Il voulait reprendre le contrôle, il a perdu le cap » a martelé Nathalie Loiseau. La candidate tête de liste avait annoncé sa candidature lors d’un débat face à Marine Le Pen. Aujourd’hui, les deux partis sont au coude-à-coude dans les sondages pour le scrutin du 26 mai, même si LREM affiche globalement une courte avance.

Effet d’entrainement

Face à la rhétorique du Rassemblement national, la candidate Nathalie Loiseau a davantage misé sur un discours pro européenne très accessible, quitte à enchainer les effets de manches. Une manière de sortir de son profil jugé très technocratique par certains militants. « L’Europe nous a donné nos racines, maintenant ce que nous voulons, c’est qu’elle nous donne des ailes » ;  «N’attendez pas une meilleure Europe, changez-la!» ; «L’Europe ne peut rien sans la France, et la France ne peut rien sans l’Europe» ou encore  «Le recyclage c’est bon pour la planète, pas pour la politique!».

Tout au long de son discours, Nathalie Loiseau a également repris les thèmes qu’Emmanuel Macron avait portés dans sa tribune du 4 mars. Urgence climatique, défi migratoire,  renforcement de la politique industrielle et harmonisation fiscale.  Le programme final de LREM n’a pas encore été dévoilé, mais devrait sans surprise reprendre ces grands thèmes.

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