Nathalie Loiseau, l’espoir d’une « renaissance » européenne ?

Nathalie Loiseau

La ministre des Affaires européennes, diplomate et ex-directrice de l’École nationale d’administration, quitte son poste pour prendre la tête de liste LREM-Modem aux élections européennes, baptisée « Renaissance ». Un portrait réalisé par notre partenaire, Ouest-France.

« Loiseau prend son envol », titrent des médias, cédant à la métaphore volatile. Peu connue du grand public, la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, 55 ans, s’apprête à démissionner de son poste pour prendre la tête de liste LREM-Modem pour les élections européennes du 26 mai.

Elle avait fait acte de candidature il y a dix jours, en direct dans L’Émission politique sur France 2. « C’est trop mignon », avait cruellement ironisé Marine Le Pen, en riant aux éclats. Sa prestation avait laissé beaucoup d’observateurs dubitatifs, inquiets de la réalité de sa « mue politique ».

LREM veut mettre la barre à droite pour les européennes

La ministre des Affaires européennes croise déjà le fer régulièrement contre le Rassemblement national . Un entraînement qui pourrait s’avérer utile dans la bataille électorale.

« Aller au feu »

Arrivée incognito au gouvernement, la diplomate et ex-directrice de l’ENA est peu à peu sortie de sa discrétion, coachée par un communicant pour aller ferrailler dans les médias. En particulier contre la « lèpre qui monte » désignée par Emmanuel Macron. Le nationalisme. Celui de Marine Le Pen en France, de Mattéo Salvini en Italie, de Viktor Orban en Hongrie.

À Libé, elle a dit qu’elle adorait « aller au feu ». Victime d’une erreur médicale il y a 25 ans, – « Je me suis vue partir… », a-t-elle dit au Monde -, elle ne redoute pas l’adversité. Au contraire. Et peut se révéler « dure, cassante », selon un proche.

Agnès Buzyn ne sera pas sur la liste LREM

Agnès Buzyn a affirmé qu’elle ne figurerait pas sur la liste de la majorité pour les élections européennes de mai prochain. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Adepte du taï-chi 

Dans sa jeunesse, Nathalie Loiseau avait, dit-elle, « peu d’ambition », mais de grandes capacités. Elle sait lire à 4 ans. Décroche le bac à 16 ans, mention « Très bien ». Ce sont des hommes, des « mentors », dont Alain Juppé, qui ont poussé cette éternelle bonne élève et pris à rebours ses penchants naturels pour « l’autocensure ».

Il y a quatre ans, à la sortie de son autobiographie Choisissez tout, cette mère de quatre garçons, adepte du taï-chi, avait confié à Ouest-France que parmi les femmes de sa vie, il y avait sa… « nounou ». La superwoman, qui réussissait tout, poussait les femmes à davantage d’« audace » et à moins « d’attentisme ». Tout en reconnaissant avoir reçu quelques coups de main que ses revenus autorisaient.

Brexit n’est pas le nom de son chat 

Nathalie Loiseau va désormais se lancer dans une campagne ramassée. Pour défendre la « renaissance européenne », la « techno », le cœur au centre droit, a peut-être le cuir politique un peu fin mais elle connaît ses dossiers : 25 ans de diplomatie française, de Djakarta à Washington, après Sciences Po et l’institut national des langues et civilisations orientales. Et deux ans, donc, aux Affaires étrangères, où le Brexit accapare la moitié de son temps.

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