Pierre Moscovici prêt à « aider intellectuellement » pendant les européennes

Le commissaire Pierre Moscovici ne sera pas candidat aux européennes mais veut porter un projet pro-européen.

Le commissaire européen ne compte pas s’engager sur une liste pour les élections de mai. Il compte en revanche apporter une voix pro-européenne au débat.

« Je ne serai pas candidat », a tenu a rappelé Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques. Un temps pressenti pour mener la bataille sous le pavillon du PS, c’est sa présence au « dîner de la majorité » à l’Élysée, la semaine passée, qui a relancé les suppositions.

Les jeunes En Marche veulent être l'avant-garde politique pour les élections européennes

Les Jeunes avec Macron (JAM) étaient rassemblés le 17 novembre à Paris avec d’autres mouvements de jeunes européens. Ils rêvent d’une plateforme transnationale pour les élections de mai.

 

L’ex-ministre avoue avoir presque de la sympathie pour le chef de l’État, ou au moins « pas de divergences sur l’Europe ». Le parti de la majorité est en pleine recherche de tête de liste et aucun nom ne se dégage encore clairement.

Montée des europhobes

« Je ne suis pas un retraité de la vie politique mais je ne cherche pas une nouvelle vie élective, a réaffirmé le commissaire. Mais l’état de l’Europe est suffisamment grave pour ne pas refuser le dialogue avec des pro-européens. Je suis prêt à aider intellectuellement un projet européen. »

La principale menace identifiée est sérieuse. Pour lui, de réels europhobes, « qui veulent détruire l’Europe », ont vu le jour et constitue un risque bien plus grand que les eurosceptiques. « Un engagement intellectuel n’est pas un engagement muet et je prendrai la parole pendant la campagne. »

La Commission assure ne pas être « en guerre avec l’Italie»

La Commission européenne n’a pas l’intention de déclarer la guerre à l’Italie sur son budget, a assuré Jean-Claude Juncker après avoir rencontré le Premier ministre, Giuseppe Conte. Rome a toutefois confirmé que son budget ne changerait pas.

Une parole qu’il utilisera pour alerter sur le péril dans lequel se trouve la démocratie libérale. Au prochain sommet du G20, qui s’ouvre le 30 novembre à Buenos Aires, l’UE côtoiera les États-Unis de Trump, la Chine de Xi Jinping, la Russie de Vladimir Poutine… et l’Italie de Matteo Salvini.

Dialogue autour du budget italien

Le budget italien est sous les projecteurs de la Commission et les positions sur la question ne convergent pas encore. « Un budget qui augmente la dette n’est pas un bon budget », fait valoir Pierre Moscovici. Il est cependant plus enclin au dialogue qu’à la sanction, à l’image de la Commission.

« On peut être flexible mais il y a des règles et on doit les respecter », a-t-il rappelé. Une réunion entre le gouvernement italien et la Commission s’est tenue samedi soir à Bruxelles. Il la juge « constructive ». Dans les prochains jours, le comité économique et financier du Conseil européen doit rendre un avis sur le rapport de la Commission à propos du budget italien.

La BCE appelle à la finalisation de l’union monétaire dans un monde «instable»

Le Président de la BCE, Mario Draghi, a appelé à finaliser le cadre de la zone euro et à réduire les divergences entre les États de l’Est et de l’Ouest afin de protéger l’euro dans un monde « instable ».

En plus de cette date, l’agenda économique européen du début du mois comprend d’autres rendez-vous importants. Le 3 se tiendra une réunion de l’Eurogroupe (avec l’union monétaire en discussion) et le 4 une réunion des ministres de l’Économie européens (avec comme point principal la taxe numérique).

À cette occasion, « l’accord politique ne doit pas être manqué, pour faire de l’UE le leader mondial de la fiscalité du numérique », souligne Pierre Moscovici.

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