Place publique conjure la gauche de s’unir pour les européennes

epa07325178 Raphaël Glucksmann, essayiste et cofondateur du mouvement Place publique, lors d’une manifestation contre le changement climatique à Paris, le 27 janvier 2019. [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

Le mouvement politique Place publique fondé par l’essayiste Raphaël Glucksmann et l’économiste Thomas Porcher appelle la gauche à s’unir pour « éviter la catastrophe » aux européennes.

Plus d’un millier de personnes ont assisté dans un théâtre parisien – qui a refusé du monde faute de place – au meeting de la formation Place publique, récemment créée par l’essayiste Raphaël Glucksmann et l’économiste Thomas Porcher, qui prône un rassemblement – hors France insoumise – pour les prochaines échéances électorales.

« Venez à Place publique, allez voir les chefs de parti, dites-leur qu’il n’y a plus d’excuse s’ils sont d’accord pour qu’on ne fasse qu’une seule liste, un seul espace, et pour que le 26 mai on mette une raclée au Front national et à la République en marche », a déclaré Thomas Porcher au terme des débats sur scène, où sont notamment intervenus l’ancien député Noël Mamère et le leader socialiste belge Paul Magnette.

Selon les derniers sondages, l’alliance République en marche-MoDem est au coude-à-coude avec le Rassemblement national (ex-Front national) en tête des intentions de vote pour les élections européennes du 26 mai, loin devant les formations de gauche.

« Il faut savoir sortir de soi pour partir à l’aventure et c’est ça que doivent faire aujourd’hui les appareils des partis de gauche », a renchéri Raphaël Glucksmann. « La seule manière qu’on a d’éviter la catastrophe c’est d’avoir une politique claire, commune, aux élections européennes, sinon c’est fini. »

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Trait d’union

Ce discours rejoint celui du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui a mis en garde contre le danger d’un gauche « atomisée » tout en envisageant d’être lui-même candidat si nécessaire.

Le leader du PS français était représenté au meeting de Place publique par sa numéro deux, Corinne Narassiguin.

« Nous avons compris que ce mouvement nouveau pouvait être le trait d’union, pouvait mettre autour de la table des responsables publics qui ne savaient plus, parfois même qui ne voulaient plus se parler », a-t-elle déclaré.

Le PS, tout comme Place publique, souhaite un rapprochement avec Europe Écologie-Les Verts (EELV) emmené par Yannick Jadot et le mouvement Génération.s de l’ex-socialiste Benoît Hamon. Crédité d’environ 2,5% des intentions de vote dans les sondages, ce dernier refuse pour l’heure toute alliance avec le PS pour les européennes.

Au meeting de Place publique, Génération.s était représenté sur scène par sa porte-parole Aurore Lalucq. « Génération.s a toujours considéré l’unité comme une exigence centrale pour reconstruire la gauche et l’écologie », écrit le mouvement dans un communiqué publié avant la réunion publique.

Dans une interview publiée dimanche par Le Parisien, Raphaël Glucksmann se donne « deux mois » pour convaincre les autres formations de s’unir autour des combats communs d’une gauche « pro-européenne et écologiste ».

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