Pologne : Mateusz Morawiecki se présente au parlement pour un mandat supplémentaire

Le parti conservateur Droit et Justice (PiS, CRE), qui gouverne la Pologne depuis 2015, a remporté les élections d’octobre, mais n’a pas réussi à obtenir une majorité parlementaire. [EPA-EFE/Leszek Szymanski POLAND OUT]

Nommé pour un nouveau mandat de Premier ministre polonais par le président Andrzej Duda, Mateusz Morawiecki prêtera serment avec son gouvernement minoritaire lundi (27 novembre), a confirmé un responsable de la présidence, ce qui signifie que le gouvernement qui sera proposé par le PiS risque de perdre un vote de confiance au parlement.

Le parti conservateur Droit et Justice (PiS, CRE), qui gouverne la Pologne depuis 2015, a remporté les élections d’octobre, mais n’a pas réussi à obtenir une majorité parlementaire. Il n’a pas non plus réussi à persuader d’autres partis de former une coalition, ce qui signifie qu’il est peu probable qu’il remporte un vote de confiance au parlement.

Cependant, M. Morawiecki n’a pas encore baissé les bras.

« Il se bat [pour rester au pouvoir], il dit lui-même que ses chances ne sont pas grandes, mais il y a des chances », a déclaré Wojciech Kolarski, du bureau du président, ajoutant que M. Morawiecki « mérite le respect pour une telle attitude [de persévérance] ».

« Qui ne se bat pas ne gagne pas », a-t-il ajouté.

Même si M. Morawiecki persiste, les chiffres suggèrent que le PiS perdra le pouvoir après huit ans. La nouvelle majorité parlementaire a déjà montré sa réticence à voter pour les candidats du PiS en rejetant la candidature de l’ancienne présidente Elżbieta Witek au poste de vice-présidente de la Sejm, la chambre basse du parlement.

Par conséquent, il est plus que probable que le parlement rejettera également le gouvernement de Mateusz Morawiecki. Si le cabinet du PiS ne remporte pas le vote de confiance, l’étape suivante consistera pour le parlement à prendre l’initiative d’élire un gouvernement.

Ce dernier sera probablement dirigé par Donald Tusk et composé de trois blocs d’opposition : la Coalition civique dirigée par Donald Tusk (PPE, S&D), la Troisième voie centriste (Renew, PPE) et la Gauche (S&D, Gauche).

Quelques jours après les élections, Donald Tusk s’est rendu à Bruxelles et a promis que son gouvernement signerait le retour de la Pologne au cœur du processus décisionnel de l’UE.

Pourtant, Euractiv a récemment suggéré qu’une Pologne dirigée par M. Tusk pourrait ne pas être « un paradis tel qu’espéré par Bruxelles », étant donné que sa position sur de nombreux dossiers clés, y compris le pacte migratoire, n’est pas si différente de celle du PiS, dont le gouvernement a souvent été accusé d’obstruer les votes avec la Hongrie.

La semaine dernière, M. Tusk a annoncé qu’il s’opposait au récent rapport de l’UE sur la révision proposée des traités de l’Union, mettant en garde les eurodéputés contre un « euroenthousiasme » naïf qui, selon lui, est l’une des raisons du Brexit.

Les conservateurs polonais acceptent de rencontrer le PiS, mais excluent toute coalition

Le PiS (Droit et Justice), parti au pouvoir en Pologne, a invité tous les autres partis du parlement à se rencontrer pour discuter d’éventuelles coalitions. La Confédération Liberté et Indépendance est la seule alliance de partis à avoir accepté l’offre, même si elle exclut la possibilité de gouverner avec d’autres.

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