Poutine soutient l’extrême droite pour diviser l’Europe

Vladimir Poutine [ Free Wind 2014/Shutterstock]

Le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans estime que le président russe Vladimir Poutine soutient l’extrême droite et entretient des liens avec Marine Le Pen dans le but de diviser l’Europe pour l’affaiblir.

« La raison pour laquelle Vladimir Poutine soutient l’extrême droite en Europe, c’est parce qu’il sait que cela nous affaiblit et que cela nous divise », a déclaré le Néerlandais Frans Timmermans devant une commission du parlement espagnol.

« Une Europe divisée implique que Poutine est le chef », a-t-il ajouté devant les députés. Et « en invitant Marine Le Pen au Kremlin, il tente de diviser l’Europe », a-t-il dit.

Vladimir Poutine a reçu officiellement la candidate du Front National le 24 mars à Moscou.

Le Kremlin s’est défendu de toute ingérence dans la présidentielle en France, dont le premier tour aura lieu le 23 avril, son porte-parole se bornant à souligner que rencontrer des « opposants » étrangers était « une pratique normale ».

Une rencontre Juncker Poutine sous haute tension

Jean-Claude Juncker et le Vladimir Poutine doivent tenter de renouer les liens entre l’UE et la Russie. Un dialogue qui n’empêchera sans doute pas la prolongation des sanctions.

Rencontre exceptionnelle

Il est toutefois très exceptionnel que Vladimir Poutine reçoive un candidat à une date aussi rapprochée d’une élection. La coutume et le protocole l’amènent à rencontrer des chefs d’État ou éventuellement des chefs de gouvernement de pays à régime parlementaire.

Marine Le Pen de son côté est favorable à un rapprochement avec Vladimir Poutine.

Une victoire de Le Pen serait « un défi » pour l’Union européenne, a ajouté un peu plus tard Frans Timmermans lors d’une conférence dans une fondation madrilène favorable à l’intégration européenne, la Fundacion Carlos de Amberes.

« Nous devons en fin de compte attendre le verdict du peuple français, moi je continue à faire confiance à ce pays », a-t-il ajouté.

La candidate d’extrême droite à la présidentielle française arriverait selon les sondages en tête du premier tour de la présidentielle. Elle est favorable à une sortie de l’euro et du commandement militaire intégré de l’OTAN. Le FN soutient régulièrement des positions russes dans les relations internationales.

L’AfD et le Front national convergent en amont des élections

La dérive à droite du parti anti-euro Alternative fur Deutchland (AfD) l’a rapproché du Front national, dont il se tenait jusqu’alors à l’écart. Les deux formations se retrouvent notamment sur leur position vis-à-vis de la Russie.

 

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