Carles Puigdemont établit son « quartier général » politique en France

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En mars dernier, il a assuré qu’il retournerait en Catalogne pour participer à la cérémonie de prestation de serment, même au risque d’être arrêté, si le mandat d’arrêt national émis par la justice espagnole (pour les événements de 2017) n’était pas levé d’ici juin. [EPA-EFE/RONALD WITTEK]

L’ancien président catalan et dirigeant séparatiste Carles Puigdemont, en exil volontaire en Belgique depuis six ans, s’est installé dans la région du Vallespir, dans le sud de la France, pour diriger la campagne de son parti avant les élections régionales anticipées du 12 mai et se préparer à rentrer en Espagne, peut-être début juin.

Selon des sources interne à son parti JxCat, M. Puigdemont a déjà vidé sa maison de Waterloo, près de Bruxelles, où il s’est installé en 2018 après avoir fui l’Espagne pour sa responsabilité directe dans la tentative de sécession de 2017, et s’est installé dans une nouvelle maison temporaire dans la région du Vallespir, dans le sud de la France, à moins d’une heure de route de son domicile à Gérone, en Espagne.

Puigdemont envisage de retourner définitivement en Catalogne. Cependant, il a besoin que le gouvernement espagnol du Premier ministre, Pedro Sánchez (PSOE/S&D) approuve une loi d’amnistie controversée qui pourrait être votée en juin. Cette loi prévoit de gracier plusieurs centaines de personnes impliquées dans des activités séparatistes illégales en Catalogne entre 2011/12 et 2023.

Il ne pourra pas revenir pour la campagne des élections régionales, mais sera très probablement en Catalogne pour le débat inaugural, prévu au plus tard le 25 juin, peu après les élections européennes.

M. Puigdemont est convaincu que la loi d’amnistie, actuellement en débat au parlement et jugée inconstitutionnelle par le principal parti d’opposition du pays, le Partido Popular (PPE), et par le parti d’extrême droite VOX, le troisième plus important au parlement, sera en place d’ici là.

En mars dernier, il a assuré qu’il retournerait en Catalogne pour participer à la cérémonie de prestation de serment, même au risque d’être arrêté, si le mandat d’arrêt national émis par la justice espagnole (pour les événements de 2017) n’était pas levé d’ici juin.

En attendant l’évolution de la loi d’amnistie, il s’est installé à Pâques dernier dans la région frontalière française du Vallespir, qui borde la province espagnole de Gérone au sud et se situe dans le département des Pyrénées-Orientales de la région française d’Occitanie.

Toutefois, en tant que membre du Parlement européen, Carles Puigdemont devra régulièrement retourner en Belgique, notamment parce que le Parlement européen tiendra ses sessions dans les semaines à venir.

Depuis le Vallespir, M. Puigdemont prépare déjà la « feuille de route » de son parti pour les élections catalanes. Selon les derniers sondages, le candidat du Parti socialiste catalan (PSC) et ancien ministre de la Santé, Salvador Illa, est en tête, tandis que JxCat et son rival séparatiste de gauche, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), qui fait partie de l’actuel gouvernement régional, devraient se disputer la deuxième place.

Le « ring » principal pour le grand affrontement entre les forces séparatistes

Devant près de 2 000 partisans brandissant des drapeaux catalans et scandant des slogans séparatistes, l’ancien président catalan a procédé samedi à Elna (France) à la première présentation officielle de sa nouvelle plateforme électorale, qui associe le nom de son parti à son patronyme : Junts+ Puigdemont per Catalunya.

« L’objectif de JxCat n’est pas le pouvoir pour le pouvoir, la fonction pour la fonction, le pouvoir nous intéresse pour transformer, profiter des occasions et promouvoir le pays (la Catalogne) surtout quand il y a tant de choses à faire », a commenté le leader séparatiste.

Lors de l’événement, les chansons emblématiques « Waterloo » (1974) du groupe suédois Abba et « Sweet Home Alabama » (1974) de Lynyrd Skynyrd ont été diffusées par les haut-parleurs, deux références directes à l’endroit où Carles Puigdemont vit en auto-exil depuis six ans.

Espagne : Carles Puigdemont présente sa candidature indépendantiste aux élections régionales anticipées de Catalogne

L’ancien président de la Catalogne, Carles Puigdemont, du parti séparatiste de droite Ensemble pour la Catalogne (JxCat), se présentera aux élections régionales anticipées du 12 mai avec un programme qui combine son propre nom et celui de sa formation indépendantiste : « Junts + Puigdemont per Catalunya ».

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