Qui est Mette Frederiksen, Danoise au socialisme décomplexé et future première ministre?

epa07585294 La cheffe des sociaux-démocrates, Mette Frederiksen lors d'un débat télévisé avec le Premier ministre et chef du Parti libéral, Lars Loekke Rasmussen (pas sur la photo), à TV 2 à Odense, Danemark, 19 mai 2019. [EPA-EFE/Mads Claus Rasmussen]

Mette Frederiksen est pressentie pour devenir Première ministre du Danemark après les législatives qui se jouent ce mercredi 5 juin. Sa bête noire ? L’immigration… Un article de notre partenaire, Ouest-France.

À 7 ans, Mette Frederiksen était déjà « obsédée par la chose publique », assure son père, Flemming, à l’agence Ritzau. Biberonnée au socialisme par ses parents typographe et prof, la voilà, à 41 ans, pressentie pour diriger le gouvernement, à droite depuis 2015.

Les législatives, ce mercredi 5 juin, ne lui offriront pas de majorité claire. Mais elle sait transiger. Elle l’a prouvé en se rabibochant avec les frondeurs du Parti social-démocrate qu’elle dirige depuis cinq ans.

Elle le démontre encore en prônant, dans son pays à 5 % de chômage, des mesures de gauche sur la protection sociale, la santé, l’éducation… Et en virant à droite, sans ciller, pour promouvoir une politique migratoire plus restrictive. L’ex-étudiante en histoire africaine rêve de voir les migrants « non occidentaux » confinés dans des camps en Afrique. Voilà qui ne choque plus dans son pays rodé aux discours populistes du Parti du peuple danois.

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Le Danemark entérine mardi sa réforme controversée du droit des étrangers qui vise à décourager les candidats à l’asile de tenter leur chance dans le pays scandinave, au prix d’entorses aux conventions internationales.

Défenseure du public, elle scolarise ses enfants… dans le privé

Après des années d’euphorie, cette droite nationaliste a décliné aux élections européennes. Mais ses idées ont essaimé. Députée à 24 ans, ministre à 34, Frederiksen a su s’adapter. « La mondialisation incontrôlée, l’immigration massive et la libre-circulation des travailleurs se font au détriment des moins aisés », déroule-t-elle dans sa biographie, publiée par Thomas Larsen.

Pour éviter « d’appauvrir encore » les retraités, elle milite pour une hausse du prix des cigarettes réservée aux jeunes, « qui ne doivent pas commencer ». Divorcée, elle s’est aussi battue pour l’école publique jusqu’à ce que la presse révèle qu’elle scolarisait ses deux enfants… dans le privé. « Il aurait été hypocrite de faire passer ma carrière politique avant l’intérêt de mes enfants. »

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