Salvini de plus en plus proche d’Orbán

epa07542417 Photo du bureau de presse du Premier ministre hongrois : le Premier ministre hongrois, Viktor Orban (à droite), et le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, lors de leur visite à la frontière hongro-serbe près de Roszke, Hongrie, 2 mai 2019. [EPA-EFE/Szecsodi]

Matteo Salvini rend visite à son allié Viktor Orbán et n’exclut pas une alliance avec le PPE.

Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur et homme fort de la droite dure italienne, la Lega, a rendu visite au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, à Budapest, afin de renforcer leur alliance politique et de faire avancer leur programme anti-migrants.

« Nous pouvons travailler avec notre ami Viktor après le vote du 26 mai », a assuré le ministre italien après leur rencontre, ajoutant que si Fidesz récoltait beaucoup de voix aux élections, il s’attendait à une alliance avec le PPE.

Le Premier ministre hongrois reproche à sa famille politique européenne de ne pas être assez ouverte avec les partis de droite plaidant une meilleure défense des frontières . Il assure que son parti recherchait ouvertement une coopération avec les nationalistes de la Lega italienne, quelle que soit la forme que cette coopération pourrait prendre.

Fidesz n’est pas la seule force du PPE qui souhaite se débarrasser de l’alliance avec les socialistes pour créer un front populiste de droite. L’affilié italien au PPE, Forza Italia, est sur la même longueur d’onde.

Si Matteo Salvini s’est allié avec le Mouvement 5 étoiles (MS) anti-système pour gouverner au niveau national, il est toujours lié au parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia, au niveau régional. À ces deux partis s’ajoute la formation d’extrême droite Fratelli d’Italia, qui a récemment intégré le groupe CRE, pour former la coalition de droite dans la botte.

Le candidat de la droite européenne tend la main à Salvini

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Migrants

Après avoir rencontré son homologue hongrois, Sándor Pintér, à Budapest le 2 mai, Matteo Salvini a rejoint Viktor Orbán pour aller voir la clôture d’acier de 175 km construite à la frontière avec la Serbie en 2015. « Je suis heureux d’avoir vu ce que certains médias italiens décrivent comme tragique et ignoble, alors qu’il ne s’agit que d’un simple moyen de contrôler les entrées dans l’Europe », a-t-il commenté.

Il a ajouté que l’Italie partageait les vues de la Hongrie sur l’immigration. Rome et Budapest veulent utiliser l’argument commercial, la révision des accords financiers bilatéraux, pour encourager les pays tiers à faciliter le rapatriement de leurs citoyens refusés en Europe.

« Nous espérons que la nouvelle Europe qui émergera après le 26 mai, protègera ses frontières terrestres, comme le fait la Hongrie, et maritimes, comme le fait l’Italie », a-t-il déclaré.

Ne souhaitant pas aborder la question de la réinstallation des demandeurs d’asile, refusée en bloc par la Hongrie, alors que l’Italie voudrait une redistribution plus juste du fardeau entre les États membres, le ministre a insisté sur le fait que le problème était d’empêcher les migrants d’arriver sur le territoire européen.

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Un autre allié de la Lega, le vice-chancelier d’extrême droite autrichien, Heinz-Christian Strache, est attendu à Budapest la semaine prochaine.

« Je fais partie d’une formation politique plus forte que jamais, non pas de droite, mais alternative aux bureaucrates. J’espère que nous pourrons convaincre les conservateurs de se dissocier complètement de la gauche, qui désire le mal pour l’Europe », a poursuivi Matteo Salvini.

Il a également mis en garde contre le risque d’un « califat islamique » prêt à s’établir sur le continent, appelant à un rassemblement des partis nationalistes anti-migration « pour éviter cette triste fin pour l’Europe ».

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