Sánchez et Macron ouvrent le bal des négociations

[Alexander Becher/EPA/EFE]

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, rencontrera le président français, Emmanuel Macron, à Paris le 27 mai, dans le but de placer des socialistes et sociaux-démocrates aux postes clés de l’UE. Les négociations commencent.

Pedro Sánchez et Emmanuel Macron vont s’entretenir sur la répartition des hauts postes de l’UE au Palais de l’Élysée à 20h le 27 mai, selon un communiqué français.

Le parti socialiste espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez a fini premier en Espagne lors des élections européennes. En France, c’est Marine Le Pen qui a remporté la mise, mais l’écart avec le parti du président est serré.

Les chefs d’État et de gouvernement européens se retrouvent mardi 28 mai pour une discussion sur la distribution des hauts postes de l’UE, c’est-à-dire la présidence de la Commission, celle du Conseil, du Parlement européen, la vice-présidence de l’exécutif et la présidence de la Banque centrale.

Le sommet de Sibiu ne ferme pas la porte aux Spitzenkandidaten

Les dirigeants européens ont accepté un sommet d’urgence juste après les élections, le 28 mai, à la demande de Donald Tusk, qui veut régler la question de la nomination des présidents de la Commission et du Conseil en juin.

L’Espagne propose une candidature solide pour le poste de vice-président de la Commission, en charge de l’économie et de l’euro, en la personne de Josep Borrell, actuellement ministre des Affaires étrangères dans le cabinet de Sánchez. Josep Borrell est un homme politique socialiste respecté et a été président du Parlement européen de 2004 à 2007.

Pedro Sánchez devrait aussi tâter le terrain pour que le Spitzenkandidat du PSE (parti socialiste européen), Frans Timmermans, devienne le prochain président de la Commission européenne. Dans le cas d’une coalition progressiste au prochain Parlement européen, les chances du Néerlandais sont encore plus élevées. Emmanuel Macron a toutefois précisé qu’il n’était pas prêt à suivre le système de Spitzenkandidaten. Les hypothèses sur le candidat soutenu par le président Macron ont nombreuse. Le nom du français Michel Barnier, actuel négociateur du Brexit, a circulé, ainsi que celui de la commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, et, plus surprenant, celui de l’ancien ministre de l’Économie de Nicolas Sarkozy et actuelle directive générale du FMI, Christine Lagarde.

Les eurodéputés demandent à la prochaine Commission d'évincer Selmayr

En l’absence de réaction de Jean-Claude Juncker, les eurodéputés ont appelé la prochaine Commission européenne à annuler la nomination de Martin Selmayr, le secrétaire général de la Commission.

Dans le cas où le poste de Haut-Représentant ou de président de la Commission revient à un autre groupe que celui de socialistes, Pedro Sánchez souhaiterait que la présidence du Conseil revienne au Premier ministre portugais, Antonio Costa. Donald Tusk, dont le second mandat de 2,5 ans termine à la fin de l’année, devrait remplacer Joseph Daul au poste de président du Parti populaire européen.

Les socialistes ne verraient probablement pas d’inconvénients à voir Manfred Weber, Spitzenkandidat du PPE, obtenir le poste de président du Parlement européen.

S’ils arrivent à placer Frans Timmermans à la tête de la Commission, ils ne s’opposeraient pas non plus à voir Kristalina Georgieva, l’ancienne vice-présidente bulgare de la Commission devenir la Haute-Représentante, ont indiqué des sources diplomatiques.

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