Udo Bullmann qualifie Mélenchon de nationaliste rétrograde

L’Europe a besoin d’une nouvelle vision et de nouveaux objectifs, et tous les véritables Européens doivent défendre des valeurs européennes, a déclaré Udo Bullmann, chef de file des sociaux-démocrates au Parlement européen.

Dans une interview avec Euractiv en début de semaine, l’eurodéputé de Syriza (gauche) Dimitris Papadimoulis a appelé toutes les forces pro-européennes à se rassembler et à protéger la démocratie européenne de la montée des forces d’extrême droite.

Appel à l'unification des gauches européennes face à l'extrême-droite

Le rapprochement entre conservateurs et extrême droite devrait pousser les démocrates à créer une grande alliance pro-européenne rassemblant à la fois Alexis Tsipras et Emmanuel Macron, estime l’eurodéputé Dimitris Papadimoulis.

 

Interrogé par Euractiv sur cette proposition, Udo Bullmann a répondu que Dimitris Papadimoulis était un démocrate pro-européen. « J’ai donc un grand respect pour ses opinions. Nous avons régulièrement des conversations et tous les Européens doivent défendre les valeurs européennes au moment de faire campagne et de former un nouveau système de gouvernance », a indiqué le responsable allemand en conférence de presse le 11 septembre.

« En pratique, la question est : avons-nous une position pro-européenne unie du PPE jusqu’au GUE ? Peut-être pas jusqu’à Mélenchon, car c’est un nationaliste rétrograde », a-t-il ajouté.

Dans une interview avec Euractiv la semaine dernière, Gabriele Zimmer, cheffe de file de la gauche (GUE-NGL) a aussi fait référence à Jean-Luc Mélenchon, estimant qu’il avait créé « des situations problématiques ».

« Il doit comprendre que ses choix sont néfastes pour les autres acteurs de la gauche et c’est problématique. J’attends de lui qu’il se joigne à d’autres leaders de la gauche et qu’il cesse de s’en prendre aux autres juste parce qu’il n’est pas d’accord », a-t-elle soutenu.

Emmanuel Macron a aussi affiché clairement ses intentions, en disant que l’UE avait besoin d’une coalition progressiste pour s’attaquer au populisme d’extrême droite. Reste à savoir quelle forme prendra cette coalition après les élections européennes de mai 2019.

Les macronistes deviennent « progressistes » pour les élections européennes

Emmanuel Macron veut bouleverser l’écosystème politique européen. Il espère forger une nouvelle alliance progressiste à la fin de l’année pour les élections européennes de 2019.

Le S&D et la gauche européenne se concentrent aussi sur la nécessité d’une coalition pro-européenne progressiste et, suite au départ de Martin Schulz, ont commencé à collaborer au sein du processus législatif du Parlement actuel.

L’importance du sud

Udo Bullmann a également critiqué le PPE, le plus grand groupe du Parlement, soutenant que le parti de centre droit est responsable des politiques austéritaires et anti-croissances imposées à travers l’Europe ces dernières années.

« Nous avons d’une nouvelle vision, de nouveaux objectifs et d’une vision commune pour l’Europe », a-t-il déclaré suite à un discours tenu par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

Le responsable allemand a aussi soutenu le projet progressiste du gouvernement Portugal d’Antonio Costa, du gouvernement espagnol de Pedro Sanchez et de certains responsables politiques italiens.

« Rien ne sert de parler avec Salvini, il est trop ignorant, trop arrogant. Mais une majorité de voix dans le sud de l’Europe sont en faveur d’un projet de rénovation, et parle d’énergie propre, d’une agriculture plus durable etc. »

Le Portugal dépasse les 100% d'énergie renouvelable

En mars, le Portugal a produit plus d’énergie renouvelable qu’il n’en a utilisé. Pourtant, faute d’interconnexion entre le pays et le reste de l’Europe, le surplus n’est pas utilisé.

Subscribe to our newsletters

Subscribe