Sumar en passe de se distinguer aux élections européennes comme voix progressiste de premier plan

« Nous devons envoyer un message à toute l’Europe pour montrer que l’Espagne parle en termes progressistes », a déclaré M. Urtasun lors de la conférence de presse de lundi. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Le parti de gauche espagnol Sumar travaille déjà à la présentation d’une « candidature forte » pour les élections européennes, car il considère ces élections comme la clé de son projet en Espagne et dans l’UE, a déclaré lundi le ministre de la Culture et porte-parole de Sumar, Ernest Urtasun.

« Nous devons envoyer un message à toute l’Europe pour montrer que l’Espagne parle en termes progressistes », a déclaré M. Urtasun lors de la conférence de presse lundi à Madrid.

Sumar mise sur les élections dans la région du nord-ouest de la Galice, a déclaré M. Urtasun à propos des élections prévues le 18 février et pour lesquelles le Parti populaire (Partido Popular/PPE) de droite, qui est également la principale opposition au parlement espagnol, est actuellement en tête des sondages régionaux.

Toutefois, Sumar se concentrera ensuite sur les élections européennes, a ajouté M. Urtasun.

Pour ce qui est des chances du parti lors des prochaines élections, le porte-parole s’est dit optimiste, prédisant que le groupe, qui rassemble quatorze partis de gauche hétérogènes, pourrait remporter sept sièges lors des élections de l’UE.

Le parti Podemos, jusqu’à récemment membre de Sumar, gagnerait un siège, celui de l’ancienne ministre de l’Égalité controversée Irene Montero, qui a officiellement annoncé sa candidature aux élections européennes lundi.

M. Urtasun a assuré qu’au fil des semaines, les derniers sondages montrent que la gauche, actuellement composée du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de M. Sanchez et de Sumar, peut obtenir une majorité en Galice, comme lors des élections nationales du 23 juillet.

« Si les mêmes personnes qui ont voté à gauche le 23 juillet votent (en février), il y aura un changement politique » en Galice, a-t-il souligné.

Espagne : la future loi d’amnistie pour les séparatistes catalans pourrait violer le droit européen

La loi d’amnistie, qui vise à gracier les indépendantistes au cœur de l’insurrection catalane qui a eu lieu entre 2012 et 2023, est en cours d’examen au sein du parlement espagnol — mais, selon de nombreux experts, elle pourrait dans la pratique violer certains principes du droit européen.

 

Inscrivez-vous à notre newsletter

S'inscrire