Sefcovic abandonne la course à la présidence de la Commission

Frans Timmermans sera le candidat socialiste à la présidence de la Commission européenne, après le retrait de son rival, Maroš Šefčovič.

Maroš Šefčovič, actuel commissaire à l’union de l’énergie et vice-président de la Commission, jusqu’ici candidat à la présidence de l’institution, a écrit au président du Parti socialiste européen (PSE),  Sergei Stanishev, pour lui dire qu’il se retirait de la course pour soutenir son collègue Frans Timmermans.

« Je souhaite bonne chance à Frans en ces temps difficiles. Et je suis prêt à collaborer étroitement avec lui », a indiqué le commissaire slovaque.

Maroš Šefčovič insiste sur le fait que les élections européennes de mai 2019 seront un tournant pour toute l’UE, qui devra redéfinir sa direction et ses objectifs. Il indique vouloir participer activement à la campagne du PSE pour 2019. Avec « le visage et le cœur de l’Europe dans la balance […] tout le monde doit jouer son rôle », a-t-il estimé.

« Je comprends aussi la force de l’esprit d’équipe et d’objectifs communs », a-t-il assuré, ajoutant vouloir « créer un front uni et concentrer notre énergie sur la préparation d’un programme politique fort ».

Timmermans se verrait bien à la tête de l’UE

Le numéro deux de l’exécutif européen, Frans Timmermans, a confirmé son désir de briguer la présidence, narguant au passage tous ses adversaires politiques.

Par le passé, le PSE organisait un processus ouvert pour la nomination de son Spitzenkandidat. La décision de Maroš Šefčovič unit tout le groupe politique derrière Frans Timmermans, qui sera le candidat présenté lors du congrès des socialistes européens, à Lisbonne, en décembre.

Sergei Stanishev s’est réjoui de la tournure des événements et a réaffirmé son soutien à Frans Timmermans, « premier défenseur de la démocratie et de l’état de droit dans l’Union européenne, connu pour son engagement pour l’égalité, la justice et les droits des femmes ».

« Je suis sûr que Frans est la bonne personne pour réparer les dommages infligés à l’UE et qu’il ne ménagera aucun effort pour rassembler les forces progressistes européennes au nom d’une Union européenne sociale, juste et démocratique », a-t-il poursuivi.

Frans Timmermans a annoncé sa candidature en octobre, depuis sa ville natale de Heerlen, aux Pays-Bas. Ses offensives contre la Hongrie, la Pologne et la Roumanie, au nom de l’état de droit, pourraient cependant le priver de certains soutiens.

Les sociaux-démocrates devraient rester le deuxième groupe du Parlement européen, malgré une perte de popularité conséquente annoncée par les sondages.

Pologne : «l’article 7 est un enjeu politique, pas juridique»

Si Frans Timmermans veut faire partie de la prochaine Commission, il devrait laisser la Pologne tranquille, estime un politologue. Qui regrette le peu d’intérêt français pour le triangle de Weimar.

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