Trump donne son feu vert au processus de transition

Le président américain Donald J. Trump quitte la salle après une conférence de presse le 25 septembre 2019. Le 23 novembre 2020, l'administrateur de la GSA, Emily W. Murphy, a envoyé une lettre officielle au président élu Joe Biden pour commencer la transition. [EPA-EFE/JASON SZENES]

Plus de deux semaines après l’annonce de sa défaite à la présidentielle américaine, Donald Trump a donné lundi soir son feu vert à l’ouverture du processus de transition vers une administration Biden.

L’équipe du démocrate a aussitôt pris note d’une étape permettant « un transfert du pouvoir pacifique et sans accroc ».

Le président républicain sortant s’est bien gardé de reconnaître directement la victoire de Joe Biden, promettant de poursuivre un « juste combat » alors qu’il multiplie les recours en justice, sans succès, pour tenter de démontrer des fraudes lors du scrutin du 3 novembre.

« Néanmoins, dans l’intérêt supérieur de notre pays, je recommande » que l’agence gouvernementale chargée du transfert du pouvoir fasse « ce qui est nécessaire concernant les protocoles, et j’ai demandé à mon équipe de faire de même », a-t-il tweeté.

Cette agence, la GSA (General Services Administration), venait auparavant d’envoyer une lettre informant Joe Biden que la voie était ouverte à la transition.

Pas de pression de la part de la Maison Blanche

L’administration Trump doit officiellement reconnaître que Joe Biden est le président élu pour que l’équipe de transition du démocrate puisse commencer à recevoir des informations classées top-secret et s’entretenir avec les équipes en place dans les différents ministères.

« A cause de récents développements impliquant des recours en justice et des certifications de résultats électoraux, je vous transmets cette lettre aujourd’hui pour que ces ressources et ces services vous soient fournis », écrit la patronne de la GSA, Emily Murphy, dans la lettre diffusée lundi soir par plusieurs médias.

« Veuillez noter que j’ai pris cette décision de manière indépendante, sur la base du droit et des faits à ma disposition », poursuit-elle. « Je n’ai jamais fait l’objet de pressions, directes ou indirectes, d’un responsable d’une branche de l’exécutif quelle qu’elle soit », à la Maison Blanche ou à la GSA, précise-t-elle, tout en tenant à faire état de « menaces » contre sa personne, sa famille, son personnel « et même (ses) animaux domestiques » en raison du délai entre l’annonce de la victoire de M. Biden et la décision de l’agence.

L’équipe du démocrate a aussitôt salué dans un communiqué une étape fournissant « à la prochaine administration les ressources et le soutien nécessaires pour mettre en oeuvre un transfert du pouvoir pacifique et sans accroc ».

Infos « top secret » et gestion de la pandémie

Ce feu vert permet « d’ouvrir formellement le processus de transition avec les agences fédérales », a ajouté l’équipe de Joe Biden.

Avec le délai pris par la GSA, le président élu n’avait toujours pas, plus de deux semaines après l’annonce de sa victoire, accès aux informations classées secret défense sur les questions ultra-sensibles concernant la sécurité des Etats-Unis, comme c’est l’usage.

Il n’avait pas non plus pu commencer à coordonner avec l’équipe Trump la gestion de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 256 000 morts aux États-Unis.

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