Un «programme» entre la Ligue et le parti polonais PiS pour les européennes

Matteo Salvini et Jaroslaw Kaczynski envisage un programme commun. [Fotokon/Shutterstock]

Matteo Salvini a proposé un « programme commun pour l’Europe » au chef du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, Jaroslaw Kaczynski, en vue des élections européennes.

Matteo Salvini, chef de file de la Ligue et homme fort du gouvernement italien, veut un programme commun avec le parti Droit et Justice (PiS) polonais pour les européennes. Ce programme « n’existe pas » encore, a précisé le chef de la Ligue (extrême droite) et ministre italien de l’Intérieur lors d’une conférence de presse, après son entretien avec Jaroslaw Kaczynski, président du PiS.

Un dialogue qu’il a qualifié de « long, positif et concret », disant être d’accord avec lui « à 90 % ». Le sujet des sanctions contre la Russie – possible objet de discorde, Matteo Salvini doutant de leur efficacité – n’a pas été abordé, a-t-il admis.

En visite en Pologne, Salvini veut faire croître son groupe parlementaire eurosceptique

Le Polonais Jaroslaw Kaczynski reçoit le 9 janvier à Varsovie le vice-Premier ministre italien, le nationaliste Matteo Salvini, dans le but de créer un nouveau groupe de partis euro-critiques au Parlement européen. Un article d’Euroefe.

« J’ai proposé, pour qu’on dépasse les différences entre partis, différences dues à des raisons de géographie et de tradition culturelle, un contrat pour l’Europe, un pacte pour l’Europe, qui n’existe pas encore, je ne suis pas venu avec un produit déjà fini », a-t-il indiqué. « Nous pourrons proposer une plateforme, un pacte pour l’Europe en dix points, sur lequel les Italiens, les Polonais, les Hollandais, les Espagnols, les Danois, décideront s’ils sont d’accord ou pas d’accord. »

« Nous y travaillerons dans les prochains jours. Avant les élections. Les pactes, il vaut mieux les présenter avant les élections, et non après », a-t-il ajouté.

Déclarant espérer qu’une alliance de « tous ceux qui veulent sauver l’Europe », occupera la deuxième ou peut-être la première place au PE, il a répété qu’il « était temps de remplacer l’axe franco-allemand par un axe italo-polonais », et qualifié de « vrais eurosceptiques » ceux qui ont gouverné l’Europe ces dernières années.

Selon la porte-parole du PiS, Beata Mazurek, la rencontre Salvini-Kaczynski « a ouvert le chemin à des contacts ultérieurs » et permis d’aborder aussi « des questions faisant l’objet de divergences » entre les deux partis.

Dès le début de sa visite de quelques heures à Varsovie, l’homme politique avait affirmé que l’Italie et la Pologne seraient les « protagonistes du nouveau printemps européen » qu’il appelle de ses voeux pour réformer l’Union européenne. Il s’adressait aux médias à l’issue d’une rencontre avec le ministre polonais de l’Intérieur, Joachim Brudzinski.

Son homologue polonais a souligné de son côté que l’Italie et la Pologne étaient d’accord sur presque tous les sujets abordés.

Le candidat de la droite européenne tend la main à Salvini

Les socialistes et libéraux sont des alliés naturels du Parti populaire européen, de centre droit, dans les prochaines élections européennes, assure Manfred Weber. Qui n’exclut pas des alliances sur sa droite en songeant à la Ligue de Salvini.

Les deux pays, a-t-il insisté, « ne comptent pas quitter l’UE, ils sont partie intégrante de l’Union […] Nous voulons la renforcer, améliorer la sécurité de nos citoyens et de toute la communauté […] et la réformer pour qu’elle soit plus proche des citoyens que des élites ».

Matteo Salvini, qui a le rang de vice-Premier ministre, a rencontré également à Varsovie le chef du gouvernement conservateur, Mateusz Morawiecki.

La proximité des positions entre Rome et Varsovie a été soulignée quelques heures plus tôt par M. Morawiecki, dans une interview à la chaîne américaine CNBC.

Le responsable polonais a également accusé l’UE de discrimination entre les différents pays membres.

Un bon résultat de partis nationalistes comme le PiS et de l’extrême droite en France et en Italie pourrait modifier les rapports de forces au sein du Parlement européen.

Marine Le Pen songe à une alliance des droites européennes, sans Steve Bannon

L’élue française veut comme d’habitude orienter la campagne des élections européennes sur l’immigration. Mais l’alliance des partis anti-immigration semble compliquée.

 

Subscribe to our newsletters

Subscribe