Viktor Orbán consolide son pouvoir après les législatives

Viktor Orban

Le dirigeant hongrois au pouvoir depuis 2010 sera reconduit à la tête du gouvernement hongrois pour quatre années. Un article de notre partenaire, Ouest-France, à Budapest.

C’étaient des élections que l’on disait à haut risque pour Viktor Orbán, et son parti nationaliste et conservateur a tremblé jusqu’au dernier moment. Mais à l’annonce des résultats partiels, dimanche vers 23 h, la carte du pays s’est peu à peu recouverte d’orange, la couleur du Fidesz.

En remportant 48,5 % des voix selon des résultats presque définitifs, il pourrait même s’adjuger à nouveau une majorité constitutionnelle des deux-tiers du parlement, qui lui donnera les pleins pouvoirs ces quatre prochaines années.

Le Jobbik à près de 20%

Sans surprise, c’est le Jobbik qui arrive en seconde position avec 19,5 % des voix, un parti d’extrême droite qui s’est positionné au centre pour contrer la radicalisation croissante du Fidesz. Son président, Gábor Vona, a annoncé qu’il remettra sa démission dès ce lundi, tout comme celui du Parti socialiste (MSzP), dont le candidat est arrivé troisième, avec seulement 12,5 % des suffrages.

Un parti écologiste (LMP) et un parti libéral (DK) siégeront aussi dans la prochaine assemblée, ayant réussi à dépasser le seuil des 5 %.

Un signal pour les populistes en Europe

Alors que son pouvoir s’usait et que sa popularité fléchissait, c’est en capitalisant sur la crise des réfugiés en 2015, avec un discours très dur contre l’immigration et le multiculturalisme, que la droite hongroise a bâti ce nouveau succès électoral.

Ces élections législatives dans un pays d’à peine dix millions d’habitants étaient scrutées dans toute l’Europe car Viktor Orbán fait figure de tête de file de la fronde « illibérale » menée contre les institutions européennes. Nul doute que sa victoire va donner du souffle aux mouvements nationalistes et souverainistes aux quatre coins du continent.

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