Zingaretti, le rempart démocrate en Italie face aux populistes

epa07413514 Une pancarte en faveur du train à grande vitesse est exposée lors de la visite du secrétaire nouvellement élu du Parti démocratique Nicola Zingaretti à Turin, le 4 mars 2019. [EPA-EFE/Alessandro Di Marco]

Finie l’ère Matteo Renzi. Le gouverneur du Latium, élu à la tête du Parti démocrate, promet un virage à gauche. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Le voilà plus populaire encore en Italie que son frère Luca, célèbre « commissaire Montalbano » sur petit écran. Les yeux brillants, Nicola Zingaretti jubile, ce dimanche soir : le voilà propulsé premier opposant à la coalition populiste menée par la Lega d’extrême droite et les anti-système du Mouvement 5 Étoiles. Son Parti démocrate, laminé dans les urnes il y a un an, vient de prouver qu’il n’est pas mort.

Finie l’ère Matteo Renzi. « On tourne la page », a promis Nicola Zingaretti durant la campagne des primaires. Message bienvenu.

Lors d’un vote ouvert à tous, 1,8 million d’électeurs se sont déplacés pour offrir un nouveau visage au centre gauche. Élu à 65 %, le plus « rouge » des candidats salue une « Italie qui veut freiner un gouvernement dangereux ! »

Prudent, le Romain promet d’abord « l’unité », après des mois de guéguerre interne au Parti. « C’est fini de se tirer dessus, les adversaires ne sont pas chez nous mais au gouvernement », convient Matteo Renzi, en digérant la sévère défaite de son dauphin, Roberto Giachetti (12 %). S’il rêve de « rupture », Nicola Zingaretti reste lucide face à une « droite soudée, forte, enracinée ».

Macron appelle à surmonter le «malentendu» avec l'Italie

Emmanuel Macron a appelé, dans une interview à une chaîne de télévision italienne, à « aller au-delà » des « péripéties » et à surmonter le « malentendu » qui s’est fait jour selon lui entre Paris et Rome.

Père de deux fillettes nées de son union avec Cristina, rencontrée sur les bancs de l’école, Zingaretti est un « tenace », note La Repubblica. « Il est parti d’en bas. »Les Jeunes communistes en 1980 ; le PD dix ans plus tard, le conseil municipal de Rome, la présidence du Latium (région)…

Plutôt apprécié des syndicats, Nicola Zingaretti « le gauchiste », fils d’un banquier et d’une fonctionnaire, fait déjà frémir le quotidien de droite Il Giornale. L’ex-eurodéputé anti-austérité a jusqu’aux élections européennes de mai pour rassurer.

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