Fact-check: l’Allemagne ne va pas subventionner des «harems» pour réfugiés

Contrairement à ce qu’affirme un site Letton, les réfugiés en Allemagne ne toucheront pas de subventions pour leurs soi-disant « harems ». Euractiv revient sur ces allégations dans ‘Contre-Faits’, un programme proposé en collaboration avec France 24.

Des harems pour réfugiés aux frais du contribuable allemand. C’est l’affirmation pour le moins étonnante que l’on a pu lire début février sur un site d’information letton, Baltnews.lv, qui s’adresse aux minorités russophones des pays Baltes membres de l’Union européenne.

Le site affirme dans son titre que dans le cadre des négociations en cours sur la formation d’un gouvernement, les allemands vont devoir payer non seulement pour l’intégration des réfugiés mais également pour des soi-disant « harems ».

Un titre évidemment faux. Car le débat qui a lieu en Allemagne porte en réalité sur la levée d’une interdiction actuellement en vigueur sur le regroupement familial pour les réfugiés qui ne bénéficient pas du statut officiel de demandeur d’asile.

Les partis politiques s’affrontent actuellement au Bundestag sur une levée partielle de cette interdiction, qui autoriserait un maximum de 1 000 réfugiés supplémentaires par mois à rentrer dans le pays, à partir de juillet prochain.

Ces personnes sont essentiellement des proches – parents, épouses ou enfants – qui, dès lors, auraient accès à certaines subventions accordées aux réfugiés. Et le débat qui a lieu au Bundestag porte précisément sur les limites à imposer pour prévenir d’éventuels abus.

On est donc bien loin des fameux « harems » agités comme un chiffon rouge par le site letton.

‘Contre-Faits’ est un proposé en partenariat avec France 24 dans le cadre de l’émission hebdomadaire Ici l’Europe.

Subscribe to our newsletters

Subscribe