Le Président de la Commission propose de se servir des traités existants pour renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, ne veut pas attendre un nouveau consensus sur le projet avorté de constitution. Il a donc lancé l’idée, le 8 mai 2006, de faire plein usage de la marge de manoeuvre offerte par les traités actuels.
L’objectif est de proposer des mesures dans le domaine de la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, les citoyens européens étant « de plus en plus préoccupés par ces questions ». Selon lui, la réponse la plus efficace dans le domaine de la sécurité est une réponse européenne. En effet, il constate que les citoyens demandent « plus d’Europe » pour lutter contre ces deux phénomènes.
La Commission proposera donc que « des mesures spécifiques relevant du troisième pilier soient prises dans le cadre du régime communautaire, » ce qui implique de renoncer aux vétos nationaux. M. Barroso reconnaît que cette décision nécessite la « détermination politique » des Etats membres. Le Royaume-Uni et le Danemark ont déjà hésité à prendre une telle décision.
En mai 2006, la Finlande a annoncé son intention de réformer ces règles lors de sa présidence de l’UE à partir du 1er juillet 2006 et a reçu le soutien du commissaire européen de la Justice, Franco Frattini.
