La Commission européenne a salué l’annonce de la Corée du Nord, qui a déclaré qu’elle était prête à « adhérer » à l’accord de Paris pour limiter le réchauffement de la planète.
En décembre dernier, lors de la conférence de Paris sur le climat, la Corée du Nord, dirigée d’une main de fer par Kim Jong-Un, faisait partie des dix pays, à ne pas avoir signé l’accord de Paris sur le climat.
Seule une poignée de pays, notamment la Libye et la Syrie, n’ont pas participé au processus international de négociation climatique.
Mais la dictature nord-coréenne a maintenant rejoint les 195 nations qui ont accepté de limiter le réchauffement climatique à deux degrés de plus qu’à l’époque préindustrielle lors de la COP 21.
L’État paria a en effet signé l’accord de Paris le 22 avril, mais doit encore faire connaître sa contribution nationale (INDC).
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Jos Delbeke, directeur général de la DG Action pour le climat, à la Commission, a signalé le 24 mai que la Corée du Nord allait prochainement présenter les engagements climatiques du pays.
L’ensemble des pays signataires de l’accord de Paris a en effet soumis une contribution nationale dans laquelle ils détaillent les mesures de réduction des émissions de CO2 qu’ils mettront en place afin de lutter contre le réchauffement climatique.
« Nous sommes tous un peu surpris », a admis le haut responsable européen, « mais savoir que la Corée du Nord cherche à réduire ses émissions de carbone est une excellente nouvelle ». a annoncé le responsable européen lors d’un événement sur l’efficacité énergétique, et les technologies d’information et de communication (TIC) au Centre politique européen.
L’État reclus de la Corée du Nord doit encore déposer son instrument de ratification, qui sera la preuve que l’accord est préparé juridiquement à l’échelle nationale.
Étant donné que Kim Jong-Un exerce le pouvoir exécutif suprême un pistolet à la main, adopter les lois nécessaires ne devrait pas être un problème.

