Etude: les coûts des “bâtiments écologiques” fortement surestimés [FR]

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D’après une nouvelle étude, la plupart des professionnels du bâtiment gonflent jusqu’à 300% le coût de construction de bâtiments adaptés en matière d’efficacité énergétique. Les bâtiments consomment près de 40 % de l’énergie finale de l’UE mais la mise en œuvre de la législation européenne visant à améliorer leur efficacité a été reportée dans la plupart des Etats membres.

L’étude élaborée par le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) et basée sur un sondage mondial réalisé sur 1 400 personnes présentes dans le secteur du bâtiment, révèle que la plupart des professionnels du bâtiment  supposent que construire « écologique » implique environ 17 % de dépenses supplémentaires dans les matériaux et la construction. 

Mais ce chiffre est plus de trois fois supérieur aux frais supplémentaires moyens nécessaires pour réduire de manière significative le gaspillage énergétique dans les bâtiments de la plupart des pays développés, assure le WBCSD.

Selon le WBCSD, un groupement de 200 multinationales géré par un directeur financier, les acteurs principaux dans l’immobilier et dans la construction n’estiment pas correctement les frais et les bénéfices des bâtiments « écologiques » et créent ainsi un obstacle important à l’amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur de la construction.

D’après l’étude, parmi les Etats membres, l’Allemagne est le pays où les professionnels de la construction sont le plus impliqués dans des projets de bâtiment écologique, suivi par l’Espagne et la France.

La Commission estime qu’une mise en oeuvre appropriée de la législation européenne visant à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments « permettra un gain estimé de quelque 40 Mtep (million de tonnes équivalent pétrole) d’ici 2020 ». Mais la plupart des Etats membres ont reporté la mise en œuvre de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD) – lire notre LinksDossier), en prétextant un manque de professionnels qualifiés pour produire les certificats énergétiques de construction requis par la directive.

A ce sujet, des chercheurs de l’Institut Worldwatch ont observé une augmentation des “écovillages”, des villages pré-établis dont le but est de réduire leur emprunte écologique par l’intermédiaire de mesures comme le covoiturage, la production d’énergie localisée et les coopératives alimentaires. Sur 379 écovillages enregistrés auprès du Réseau Mondial des Ecovillages, 138 sont localisés en Europe.

Erik Assadourian de Worldwatch est confiant et assure que les écovillages seront la prochaine façon de faire. 

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