Le Parlement soutient l’interdiction des appareils à mercure [FR]

Le Parlement européen a soutenu la proposition visant à interdire, d’ici 2010, la vente d’appareils contenant du mercure à usage privé, tels que les thermomètres. Les objets d’antiquité et les tensiomètres contenant du mercure utilisés par les professionnels de la santé ne seront pas touchés par la proposition.

L’interdiction, approuvée par le Parlement au cours d’un vote en plénière le 10 Juillet 2007, implique que les revendications précédentes en faveur d’une dérogation permanente pour les baromètres ont été abandonnées. Les députés soutiennent en effet une solution de compromis présentée par le Conseil et visant à accorder à la place une exemption de deux ans.

Les Verts ont favorablement accueilli le vote, affirmant qu’il « mettait finalement un terme au triste chapitre sur les baromètres. Une interdiction globale strictement identique aurait pu être adoptée en première lecture l’année dernière, mais elle a été retardée par les Conservateurs et de nombreux Libéraux qui ont à l’époque été soutenu dans leurs tentatives d’obtenir l’exemption des baromètres. Heureusement, ils ont nettement été battus cette fois-ci. Il n’y a aucune bonne raison de continuer à produire des baromètres contenant du mercure, alors que des alternatives à la fois traditionnelles et modernes qui ne contiennent pas de mercure sont disponibles ».

En juin 2007, les députés de la commission parlementaire Environnement ont retiré leur soutien à l’exemption des baromètres contenant du mercure proposée par les députés conservateurs britanniques (EURACTIV 06/06/07), favorisant ainsi la conclusion d’un accord avec le Conseil. 

Des ONG, telles que le Bureau européen de l’environnement (BEE) et le Health Care Without Harm (HCWHE), ont dans l’ensemble approuvé le vote en plénière, mais ont regretté le fait que « les tensiomètres contenant mercure utilisés par les professionnels, n’ont pas été interdits, étant donné qu’il existe des alternatives sures, précises et fiables ».

La Commission, qui espère que cette interdiction réduira les émissions de mercure de 33 tonnes, réexaminera la question des tensiomètres dans deux ans. Si la Commission juge qu’il existe une alternative facilement disponible et fiable, elle proposera l’extension de l’interdiction à de tels instruments.

Le Parlement reste opposé au Conseil sur une question indépendante concernant le commerce et le stockage du mercure (EURACTIV 29/06/07).

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