Dans un document de travail publié pour l’Institut Thomas More, Hildegard von Liechtenstein, Docteur ingénieur, explique comment la dépendance européenne à l’égard de l’approvisionnement énergétique russe constituera un véritable problème à court et moyen terme.
Dans le document de travail intitulé ‘From Russia with Gas’, Hildegard von Liechtenstein, Docteur ingénieur, tente de répondre à deux questions principales:
- L’Europe rencontre-t-elle véritablement d’énormes problèmes d’approvisionnement énergétique?
- Qu’en est-il de la dépendance de Europe vis-à-vis de la Russie, premier pays fournisseur en énergie?
Bien que les réserves de sources énergétiques primaires soient suffisantes et que l’Europe ne rencontre aucun problème technologique pour les extraire, un déficit énergétique serait à prévoir pour des raisons essentiellement politiques. Hildegard von Liechtenstein a également dressé une liste de causes d’origine fiscale, d’autres liées à la paralysie des investissements nécessaires pour des raisons écologiques, les incohérences politiques ou encore les risques géopolitiques.
H. Von Liechtenstein souligne également que le secteur de la fabrication en Europe, et notamment en Allemagne, dépend fortement de l’approvisionnement en énergie primaire. Cela signifie que l’Europe sera de plus en plus dépendante d’un approvisionnement russe régulier et fiable. Hildegard von Liechtenstein explique : « Il est de toute première importance pour l’Europe d’accepter le fait que, d’ici 2030, il n’y aura plus que deux importateurs de ressources énergétiques au monde, l’Europe et l’Asie, et plus que deux exportateurs, la Russie et le Moyen-Orient ». En outre, les nouvelles alliances de la Russie avec d’autres fournisseurs, notamment le nouveau partenariat entre Gazprom et le groupe énergétique algérien, Sonatrach, accroissent les préoccupations portant sur la dépendance européenne à l’égard des importations énergétiques russes.
L’auteur évoque enfin l’objectif « irréaliste » de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020, soutenant qu’il engendrera des coûts considérables pour les Etats membres, en termes de finances, de temps et d’interférence dans la liberté personnelle, et qu’il aura pour conséquence une augmentation considérable des subventions de Bruxelles pour le développement des énergies renouvelables. Elle conclut : « Le nucléaire n’est pas la seule solution, mais il ne peut pas y avoir de solution sans le nucléaire ».
