Les recettes pour une Europe verte : la voie des énergies renouvelables [FR]

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Dans cet entretien accordé à café babel, le député allemand Herman Scheer estime que la législation allemande en matière d’énergie a lancé une dynamique qui annonce la fin des énergies nucléaire  et fossile.

Extrait:

Dans son engagement en faveur des énergies renouvelables, Hermann Scheer, social-démocrate et membre du Bundestag (Parlement fédéral allemand), n’a pas peur de critiquer certains membres de son propre parti. Le fait que le gouvernement ait bloqué la mise en place d’une Agence internationale pour les énergies renouvelables est un scandale, selon le président d’Eurosolar et du Conseil mondial pour les énergies renouvelables. Mais l’Allemagne envoie aussi des signaux positifs : la Loi sur les énergies renouvelables serait exemplaire pour un changement dans l’approvisionnement en électricité. 

Monsieur Scheer, vous vous engagez depuis des années pour un changement dans la production d’énergie. Pourtant, dans le monde, l’énergie nucléaire est de plus en plus en vogue et malgré Kyoto, la consommation par habitant en énergies fossiles augmente constamment. Êtes-vous seul à crier dans le désert ? 
Non, je ne suis pas dans le désert, pour reprendre votre image. A la limite, on pourrait dire qu’on lance un appel dans un désert qui s’étend constamment à cause de la consommation traditionnelle en énergie. La consommation mondiale en énergies fossiles ne cesse d’augmenter, ce qui contredit toutes les analyses des conséquences de cette consommation. Dieu soit loué, la consommation d’énergie nucléaire n’augmente pas mais nous nous trouvons devant une montée en puissance des discours en sa faveur. 

Pourtant, les pays émergents et en voie de développement misent de plus en plus sur les centrales nucléaires ?
Non, mais on essaie de les y pousser. Des centrales sont en cours de construction dans quelques pays asiatiques seulement. C’est lié au fait que le système institutionnel mondial est focalisé sur la promotion des énergies atomiques et fossiles. On ne tient pas compte des limites et problèmes évidents de ces formes d’énergie, ni de leurs risques d’utilisation. Ce système fonctionne de manière anachronique : d’une part, l’Agence Internationale de l’Energie doit assurer la sécurité d’approvisionnement en énergie fossile et a un rôle de conseiller et de promoteur, et d’autre part, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) conseille les gouvernements du monde entier dans l’élaboration de leurs programmes nucléaires. Or, ces deux institutions s’évertuent à convaincre les Etats de ne pas s’orienter vers les énergies renouvelables. Cet anachronisme est politiquement scandaleux.

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Veuillez ici pour lire la version intégrale de cet entretien sur le site de café babel.

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