Allemagne : baisser les températures dans les maisons pour faire des économies de gaz

En réponse aux réductions d’approvisionnement imposées par Gazprom, l’Association allemande du logement et de l’immobilier, la GdW, a demandé que la température minimale des habitations soit considérablement réduite à 18 degrés Celsius le jour et à 16 degrés Celsius la nuit. [Shutterstock/F8 studio]

Le président de l’Agence fédérale des réseaux est favorable à la réduction de la température minimale à laquelle les propriétaires doivent chauffer les maisons en hiver, une proposition faite par l’Association nationale du logement après que le géant russe de l’énergie Gazprom a décidé de réduire les flux de gaz vers l’Allemagne.

En réponse aux réductions d’approvisionnement imposées par Gazprom, l’Association allemande du logement et de l’immobilier, la GdW, a demandé que la température minimale des habitations soit considérablement réduite à 18 degrés Celsius le jour et à 16 degrés Celsius la nuit, au cas où l’approvisionnement en gaz russe serait à nouveau interrompu.

Cette proposition a été soutenue jeudi (16 juin) par Klaus Müller, le président de l’Agence fédérale des réseaux en charge de l’approvisionnement en gaz du pays, dans le Rheinische Post.

En Allemagne, les propriétaires sont actuellement tenus de garantir une température minimale de 20 à 22 degrés Celsius dans les appartements qu’ils louent en hiver.

« L’État pourrait réduire temporairement les seuils de chauffage — c’est un sujet dont nous discutons avec les politiciens », a-t-il déclaré.

Cependant, l’association des locataires (la DMB) déclare quant à elle s’opposer à cette idée.

Le président de l’organisation, Lukas Siebenkotten, a qualifié la proposition de « trop simple » dans une interview accordée à Funke Media Group.

« Les personnes âgées prennent souvent froid plus facilement que les jeunes. Leur demander sans discernement d’utiliser une couverture supplémentaire ne peut être la solution », a-t-il expliqué.

Gazprom a récemment annoncé une réduction de 40 % des flux de gaz via le gazoduc Nord Stream 1.

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