La Commission s’attelle à l’adaptation au changement climatique

Chaque année, le coût de la non-adaptation avoisinerait 100 milliards d’euros en Europe d’ici 2020.

La Commission européenne vient de présenter, le 29 avril, sa stratégie globale d’adaptation au changement climatique. Chaque année, les coûts de la non-adaptation avoisineraient 100 milliards d’euros d’ici 2020 voire 250 milliards en 2050.

« Paquet » de mesures

La communication est accompagnée d’une série de documents qui passent en revue les principaux défis liés à l’augmentation de la température terrestre, notamment sur le niveau des eaux, la santé, ou les enjeux migratoires du changement climatique.

L’UE devra notamment, à l’avenir, adapter ses infrastructures: la Commission travaille à définir des normes de construction qui tiennent compte de la résistances aux phénomènes météorologiques extrêmes. 

Il faudra par ailleurs s’assurer que l’ensemble des risques liés aux catastrophes naturelles soient bien couverts par des systèmes d’assurances. Une consultation a été ouverte à ce sujet jusqu’au 30 juin 2013.

La Commission a entamé une révision des législations européennes (navigation en voies intérieures, gestion des sols, sites naturels…) afin de les rendre compatibles avec cette démarche d’anticipation. 

20% du budget européen 

Mais le principal enjeu est financier. Jusqu’à une époque récente, des projets d’aménagement des côtes ont pu être financés par les fonds de cohésion, en nombre limité.

Pour la période 2014-2020, la Commission veut que 20% du budget européen, tous domaines compris (fonds structurels, politique agricole commune, environnement, recherche…) soient consacrés à l’adapation au changement climatique.  

Les dépenses concernont dans un premier temps le financement de la recherche, indispensable pour avoir de meilleures prévisions. Des scénarios existent mais il faut augmenter le niveau des connaissances, région par région, estime la Commission.

Préparer les Etats

Un autre axe est de mieux préparer les Etats membres aux conséquences du changement climatique. 

15 d’entre eux, dont la France, ont déjà défini leurs propres stratégies. Ces dernières contiennent en général des mesures de prévention face à la montée des eaux, aux incendies forestiers, de préservation de la biodiversité ou relatives à la santé publique.

Cependant, la Commission estime que les Etats ne sont pas prêts à appliquer leurs mesures. Dans un rapport publié le 29 avril, l’agence européenne de l’environnement (AEE) note qu’ils  « ont fourni très peu d’informations sur les procédures et les mécanismes de financement qu’ils entendent utiliser ». 

Cependant, Bruxelles n’a pas encore défini les critères d’examen des politiques nationales en matière d’adaptation au changement climatique. L’AEE devra définir des indicateurs d’ici le 15 mars 2015.

Un rapport d’étape sur les progrès accomplis est prévu pour 2017.

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