La Hongrie est prête à payer Gazprom en roubles

La Hongrie est prête à payer le gaz russe en roubles, au mépris apparent de l’avertissement de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, selon lequel agir de la sorte constituerait une violation des sanctions imposées par l’UE à l’encontre de la Russie. [Shutterstock/Korobcorp]

La Hongrie ne pense pas que la société russe Gazprom va couper son approvisionnement en gaz et n’a pas de solution pour le remplacer « du jour au lendemain ». C’est ce qu’a annoncé le gouvernement hongrois jeudi, ajoutant qu’il paierait Moscou en roubles si nécessaire.

La compagnie gazière russe Gazprom a fermé le robinet pour la Pologne et la Bulgarie mercredi (27 avril) après que ces derniers ont refusé de payer leur gaz en roubles, avant de menacer les autres pays refusant de payer en roubles de leur réserver le même sort.

Interrogé par le média partenaire d’EURACTIV, Telex, le porte-parole principal du gouvernement hongrois, le ministre Gergely Gulyás, a déclaré que le gouvernement ne pense pas que Gazprom mettra un terme au contrat parce que la Hongrie paie ce qu’elle doit.

Plus tôt dans la journée, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjáró, a confirmé à CNN que Budapest était prêt à payer le gaz russe en roubles, au mépris apparent de l’avertissement de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, selon lequel agir de la sorte constituerait une violation des sanctions imposées par l’UE à l’encontre de la Russie.

M. Gulyás a déclaré que la Hongrie essayait de se préparer à toutes les situations, mais que le gaz et le pétrole russes ne pouvaient pas être remplacés du jour au lendemain.

Le Daily Hvg a demandé à M. Gulyás si le gouvernement considère Gazprom comme un partenaire fiable après qu’il a rompu des contrats avec la Pologne.

« Nous examinons la situation en fonction du respect de leurs contrats avec nous, et jusqu’à présent, cela n’a pas changé », a-t-il répondu.

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