L’AIEA craint la baisse de rentabilité du nucléaire

Les réacteurs de nouvelle génération sont trop chers. [Shutterstock]

Les centrales au gaz et les énergies renouvelables taillent des croupières à l’atome, relate notre partenaire, le Journal de l’environnement.

C’est presque un cri d’alarme que lance, ce lundi 10 septembre, l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans son rapport prospectif annuel (à 2050), l’institution onusienne estime que la part de l’énergie atomique dans la production d’électricité (10% en 2017) pourrait diminuer dans les prochaines décennies, faute d’une compétitivité suffisante.

Trop chères les nouvelles générations

L’agence basée à Vienne estime, en effet, que l’atome est victime des bas coûts de production des énergies renouvelables, des centrales au gaz et des politiques énergétiques mises en œuvre après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011.

De plus, note l’AIEA, les réacteurs de nouvelle génération (EPR, AP 1000) peinent à être construits à des coûts raisonnables.

Nouveau recul des investissements dans l'énergie

Malgré une baisse des investissements, l’électricité a mobilisé plus de financements en 2017 que le pétrole et le gaz, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Un article de notre partenaire, La Tribune. 

Réduction de moitié

En conséquence, le nombre de réacteurs en service en 2030 devrait être sensiblement moins important que prévu initialement. L’an passé, l’AIEA tablait une capacité installée totale supérieure à 550 GW, en 2030. L’estimation n’est plus que de 511 GW. Soit 113 GW de mieux qu’en 2017. Si ces projections se confirment, les centrales nucléaires ne représenteront plus (en puissance installée) que 2,8% du parc de production mondial, en 2040 : deux fois moins qu’aujourd’hui.

Aux États-Unis, les prix du marché de l’électricité vont contribuer à faire fermer 13 réacteurs d’ici à 2021.

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