Le Giec prévoit 80% de renouvelables en 2050

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Le groupe international des experts sur le climat a présenté ses prévisions pour 2050. La quasi-totalité de l’approvisionnenement mondial en énergie pourrait dépendre des nouvelles ressources renouvelables.

Les énergies renouvelabes sont maintenant placées au coeur de la lutte contre le changement climatique par les scientifiques mondiaux. Les experts, membre du groupe international d’étude sur le climat (GIEC), ont présenté leur dernier rapport sur le changement climatique, lors de leur assemblée générale, le 5 mai à Abu Dhabi.

Les conclusions de ces 120 chercheurs mandatés par le programme international des Nations Unies pour l’environnement (Pnue) misent sur le recours aux énergies renouvelables pour enrayer le réchauffement planétaire d’ici 2050.

Selon leurs estimations, la consommation énergétique pourrait être comblée à 80% par ces ressources propres, à condition que les États continuent de s’engager comme ils l’ont fait jusque-là.

Légitimité scientifique

De son côté, l’Union européenne a fait des prévisions quasiment analogues. Dans sa stratégie pour 2050, la Commission table sur 85% d’énergies renouvelables.

Mais le rapport du GIEC est accueillit avec plus de satisfaction par les militants écologistes. « Leurs experts jouissent d’une renommée internationales, ces conclusions scientifiques donnent tout leur poids aux idées que les ONG expriment depuis longtemps sur le potentiel des énergies renouvelables », déclare directeur du comité de liaison énergies renouvables (CLER) Raphaël Claustre.

Ce nouveau rapport touche un large public à l’échelle internationale et viendra certainement en appui des nouvelles négociations, lors de la prochaine conférence des Nations unies sur le climat de Durban (Afrique du sud), prévue entre le 28 novembre et le 9 décembre 2011, se félicite M. Claustre. 

Energies rentables

Les prévisions du GIEC s’appuient sur la tendance remarquée d’un recours croissant des énergies renouvelables. Malgré la crise de 2009, les investissements dans ce secteur n’ont pas chuté, ils ont au contraire enregistré une augmentation de 30%.

Les États et les investisseurs privés sont, semble-t-il, de plus en plus sensibles à la rentabilité à long terme de ces sources énergétiques. « On sort enfin de la dictature du court terme, lorsque les États commencent à penser à 2050, c’est là que les énergies renouvelables deviennent attractives car elles sont rentables à long terme et ne s’appuient pas sur des ressouces épuisables », se réjouit elle-aussi la responsable des négociations politiques pour Greenpeace France, Karine Gavand.

Le dernier rapport du GIEC sera intégré au cinquième rapport d’évaluation du groupe d’expert sur la situation climatique mondiale, qui sera publié en septembre 2014.