Les associations de consommateurs européens encouragent le déploiement des pompes à chaleur électriques

Une étude d'associations de consommateurs invite la Commission européenne à donner la priorité au déploiement des pompes à chaleur électriques individuelles dans les zones urbaines. [Studio Harmony / Shutterstock]

Dans une « étude comparative des options de chauffage vert », le bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) affirme que la pompe à chaleur électrique est la meilleure solution pour le chauffage individuel.

L’étude, publiée jeudi (25 novembre), fait une estimation comparative du coût du chauffage avec des pompes à chaleur électriques, des pompes à chaleur hybrides électriques-hydrogène et des chaudières à hydrogène sur une durée s’étalant de 2025 à 2040.

L’estimation prend en compte non seulement le coût de l’équipement, mais aussi celui « de la production d’énergie, de l’exploitation des réseaux d’énergie et des mises à niveau appropriées, le coût de l’isolation des bâtiments et le coût de l’achat et de l’installation des appareils ».

La décarbonisation du chauffage, cruciale pour la transition énergétique

Alors que les discussions sur les objectifs d’énergies renouvelables reprennent, l’Agence internationale de l’énergie se penche sur la décarbonisation du secteur du chauffage. Une tâche qui s’annonce complexe.

Selon l’étude, la pompe à chaleur électrique constitue la solution la plus économique pour atteindre des objectifs écologiques. Le document assure qu’elle constitue « l’option la plus abordable pour les consommateurs qui souhaitent décarboniser leur chauffage  »… si tant est qu’un dispositif financier les aide à l’acquisition de cet équipement.

Selon une étude publiée par l’Observatoire des énergies renouvelables, en 2020, la pompe à chaleur représente un coût élevé pour les ménages avec un prix moyen entre 3 670 et 11 210 euros – sans compter la pose. Et ce quelle que soit sa typologie – aérothermique, hydrothermique ou géothermique.

En France, le secteur des pompes à chaleur géothermiques individuelles a enregistré son plus fort recul l’année depuis 2016 (-13,5 %). « Les équipements sont relativement chers à l’achat comparés aux solutions alternatives (notamment PAC aérothermiques), ce qui dissuade la grande majorité des particuliers d’envisager plus avant ces solutions. De plus, cette technologie reste très mal connue du grand public » peut-on lire dans l’étude.

Les PAC aérothermiques s’en sortent mieux, avec une progression des ventes de + 10,4 %.

En France, certains dispositifs peuvent financer une partie de cette installation, comme MaPrimeRénov’ ou l’éco-prêt à taux zéro.

Les associations de consommateurs européens encouragent dans leur étude les gouvernements nationaux et les autorités locales à aider ainsi financièrement les ménages à acquérir des pompes à chaleur électriques.

Elles appellent également la Commission européenne à « donner la priorité au déploiement des pompes à chaleur électriques individuelles dans les zones urbaines. C’est pourquoi le prochain paquet gaz ne devrait pas fixer d’objectif pour le mélange d’hydrogène dans les réseaux de gaz existants »

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