L’horizon s’éclaircit pour le solaire européen

[SolarFirst]

Dans l’Union européenne, le marché du solaire thermique a enregistré une croissance de presque 10% par rapport à 2017. Une grosse augmentation qui reste insuffisante pour atteindre les objectifs à court terme. Un article de notre partenaire le Journal de l’Environnement.

Petite montée en puissance pour le solaire européen. « Après une décennie de performances médiocres, le marché européen du solaire thermique s’est redressé en 2018 avec une croissance de 8,4% par rapport aux résultats de 2017 », explique le baromètre 2019 d’Eurobserv’ER, un consortium spécialisé dans le suivi du développement des énergies renouvelables dans l’Union européenne.

En effet, 2.208.681 mètres carrés de surface de panneaux solaires thermiques ont été installés dans l’UE des 28 en 2018, contre 2.037.324 m2 en 2017. En tout, 53.453.638 m2 de  panneaux sont opérationnels dans l’UE des 28 fin 2018 (+ 2.4% par rapport à 2017).

Une augmentation en demi-teinte

Une bonne performance à relativiser selon le consortium. « Le retour tardif à une croissance du marché solaire thermique, même si celle-ci se confirmait en 2019 et 2020, ne sera pas suffisant pour que les pays de l’Union européenne atteignent les objectifs qu’ils se sont fixés pour 2020 (soit 6,45 millions de tonnes équivalent pétrole ou Mtep ndlr). » 2,6 Mtep devraient être atteints à cet horizon. « La principale barrière liée au développement de la filière reste l’investissement initial, car dans le cas du solaire thermique, l’essentiel de la facture d’énergie sur les vingt années de durée de vie de l’installation est réalisée lors de l’achat », justifie le baromètre.

Même constat du côté du solaire thermique à concentration (centrales héliothermodynamiques) : La puissance du parc européen s’établit à 2.314,3 Mégawatts (MW). L’Union devrait atteindre 2.323 MW d’ici 2020. Or, les feuilles de route du National Renewable Energy Action Plan (NREAP) préconisait un seuil de 6.594 MW à cette échéance.

Sous le soleil des DOM

La France, par contre, triple presque la performance. La surface installée de capteurs solaires thermiques a augmenté de 27,5% durant l’année 2018 pour atteindre 156.122 m2. Mais la dynamique varie d’un marché à l’autre.  «  Le principal élément moteur provient des très bons résultats du marché des DOM, en particulier en Guadeloupe où, selon l’Observatoire régionale de l’énergie et du climat, 18.000 chauffe-eau solaires (CES) ont été installés en 2018 (7.000 en 2017) ». Des chiffres qui s’expliquent par la mise en place des CEE (certificats d’économie d’énergie) précarité. Ils ont fait émerger une offre à 1 euro pour l’installation d’un CES.

En France métropolitaine seulement, l’augmentation est de 7,3 % en 2018. Ce qui correspond à 60.715 m2 (inclus 5.500 m2 de capteurs non vitrés). «Cette croissance provient d’un surcroît d’activité dans le collectif (hors piscines) qui porte ce segment à 35.204 m2 en 2018 (+ 35,9 % par rapport à 2017) dont environ 30.000 m2 destinés aux immeubles d’habitation collectifs ou aux bâtiments tertiaires et 5.204 m2 destinés à la production de chaleur industrielle. » Ont été équipés par exemple, le site agroalimentaire de Melville ou encore la papeterie de Condat.

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