Nord Stream 2 n’est pas un problème de sécurité d’approvisionnement, selon un ministre allemand

Alors que l’Europe traverse une crise énergétique due à un manque de gaz suite à une hausse de la demande mondiale, Nord Stream 2, que beaucoup considèrent comme un outil permettant au Kremlin d’exercer son influence en Europe, pourrait entrer en service en janvier 2022. [STEFAN SAUER/EPA]

Le ministère de l’Économie et de l’énergie, dirigé par le ministre intérimaire Peter Altmaier, a achevé son analyse tant attendue des incidences potentielles de la certification du gazoduc Nord Stream 2 de Gazprom, concluant que le gazoduc « ne met pas en péril la sécurité de l’approvisionnement en gaz » de l’Allemagne et de l’UE.

En vertu de la loi sur l’économie de l’énergie du pays, les exploitants de réseaux de transport des États non membres de l’UE sont soumis à des critères de certification plus stricts. Le ministère a déclaré dans ses conclusions que « la certification ne met pas en péril la sécurité de l’approvisionnement en gaz de la République fédérale d’Allemagne et de l’Union européenne ».

Avant de rendre son jugement final, le ministère a consulté les États voisins. L’Estonie, l’Italie, la Lituanie, la Lettonie, l’Autriche, la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque et la Hongrie ont eu la possibilité d’exprimer leur opinion, a-t-il indiqué dans un communiqué de presse.

L’ensemble du processus de certification devrait durer quatre mois, à compter du 8 septembre.

Alors que l’Europe traverse une crise énergétique due à un manque de gaz suite à une hausse de la demande mondiale, Nord Stream 2, que beaucoup considèrent comme un outil permettant au Kremlin d’exercer son influence en Europe, pourrait entrer en service en janvier 2022.

Alors que Gazprom, l’opérateur du gazoduc, enregistre une baisse record des flux vers l’Europe, les responsables russes ont fait savoir que le gaz supplémentaire ne serait acheminé vers la région que si Nord Stream 2 était autorisé à entrer en service.

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