Nucléaire : l’Ukraine séduite par des mini réacteurs américains

Trente-deux ans après la catastrophe de Tchernobyl, Kiev entend toujours développer l’usage énergétique de l’atome. [Aerovista Luchtfotografie/Shutterstock]

Kiev envisage d’acquérir de mini-réacteurs conçus par Holtec. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement. 

L’Ukraine n’en a décidément pas fini avec le nucléaire. Trente-deux ans après la catastrophe de Tchernobyl, Kiev entend toujours développer l’usage énergétique de l’atome.

Après avoir porté à 50 ans la durée de vie des deux premières tranches de la centrale de Rovno (elles s’arrêteront donc en 2030 et 2031), le gouvernement veut accroître son parc électronucléaire.

13 nouveaux réacteurs d’ici à 2030 

Fixé en 2006, l’objectif de mettre en service 13 nouveaux réacteurs d’ici à 2030 (pour une capacité installée de 14 gigawatts -GW) reste officiellement d’actualité. Faute de financement, il n’a aucune chance d’être atteint.

Voilà plus de 8 ans que l’Ukraine essaie d’achever la construction des tranches 3 et 4 de la centrale de Khmelnitski. Conçues et construites par le Russe Atomstroyexport, ces deux tranches pourraient finalement entrer en service entre 2023 et 2025. Trop tard pour répondre à l’accroissement de la demande d’électricité et à la volonté de réduire l’addiction ukrainienne au gaz russe.

Mini réacteurs

Raison pour laquelle l’Ukraine se tourne vers l’Occident. Jeudi 1er mars, Energoatom, l’exploitant des 15 réacteurs en service (d’origine russe), a conclu un accord avec Holtec.

Bien connu des Ukrainiens, l’Américain propose de réaliser de petits réacteurs SMR 160. N’existant que sur le papier, ce réacteur à eau pressurisée de 160 mégawatts (MW) pourrait être construit, en partie, en Ukraine. Ne reste plus qu’à développer le réacteur et à convaincre les banques. Un détail.

Entre États membres, un manque de coopération patent sur la sécurité nucléaire

La coopération transfrontalière en matière de sécurité nucléaire entre les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne laisse encore à désirer, estime le Bureau d’enquête pour la sécurité néerlandais dans un nouveau rapport.

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