Budget 2014-2020 : le Parlement refuse l’accord en l’état

Le bras de fer va continuer. Après la gauche radicale et les Verts, les socialistes ont annoncé qu’ils rejetaient la proposition de compromis.

Les députés socialistes ont décidé, à l’unanimité, de rejeter le projet d’accord mis en avant la semaine dernière par la présidence irlandaise de l’UE sur le budget 2014-2020 (960 milliards d’euros). 

Les détails du projet d’accord sur le budget 2014-2020

Ce « non » de la deuxième force politique de l’hémicycle (190 élus sur 754) réduit presque à néant de voir le texte inscrit à l’ordre du jour des votes de la séance plénière de juillet, comme l’espérait Dublin.

Seule possibilité: que la présidence irlandaise soumette un nouvelle proposition d’ici jeudi 27 juin, qui serait acceptée par le Parlement et validé par les représentants des Etats vendredi. Les députés devraient alors modifier l’ordre du jour de la plénière et le vote pourrait avoir lieu mercredi 3 juillet. 

De leur côté, les Verts et la Gauche unitaire européenne (extrême gauche et gauche radicale) ont aussi annoncé leur opposition au compromis. Le chef de file des Libéraux, le Belge Guy Verhofstadt, est aussi sur cette ligne, même si son groupe est divisé sur le sujet.

Des voix réfractaires se font aussi entendre au sein du Parti populaire européen (PPE).

Les Etats ne cèdent pas sur le fond

Le 19 juin, la présidence du Conseil de l’UE a annoncé qu’un accord avait été conclu entre le Parlement et les Etats sur le cadre financier 2014-2020.

En réalité, les négociateurs n’ont fait qu’interrompre un match qui piétinait. Poursuivre la négociation n’aurait rien apporté de plus, a alors estimé le négociateur en chef pour le Parlement, le Français Alain Lamassoure (UMP), qui soutient le compromis.

Les Etats donnent l’illusion de céder sur les grands principes (flexibilité budgétaire, révision, ressources propres, etc) pour ensuite les réduire à presque rien via de nombreuses exceptions, selon le groupe social-démocrate.

La gauche demande que le transfert d’argent non dépensé d’une année sur l’autre ne soit pas plafonné et commence dès 2014, contrairement à ce que prévoit actuellement l’accord. 

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