Budget 2014-2020 : les divergences persistent

Lors du passage à Paris du président du Conseil italien, François Hollande a déclaré que les conditions d’un accord n’étaient pour le moment pas réunies.

Il ne reste plus que quatre jours aux dirigeants des Vingt-Sept pour trouver un compromis sur le budget de l’Union européenne pour la période 2014-2020. Cette dernière ligne droite s’annonce tendue, aux dires du président de la République française. 

Espoir de Monti 

Alors qu’il recevait, dimanche 3 février à l’Elysée, le président du Conseil italien, François Hollande a expliqué que « nous faisons tout pour que lors du prochain conseil, nous puissions trouver un accord mais les conditions ne sont pas encore, à ces heures, réunies ». 

« Mais il nous reste encore quelques jours, et j’imagine des nuits entières, pour aboutir aux résultat que nous souhaitons tous, c’est-à-dire une négociation réussie sur la perspective financière », a-t-il ajouté.

Les dirigeants européens doivent se retrouver les 7 et 8 février à Bruxelles. 

Ces propos ont été confirmé par Mario Monti. « J’espère qu’on pourra trouver un accord la semaine prochaine en essayant de respecter le paquet qu’on avait eu du mal à négocier en novembre »

Ces perspectives financières de l’UE sont discutées depuis plusieurs mois. Lors du sommet des 22 et 23 novembre, les dirigeants européens s’étaient séparés sans accord. 

Allemagne au centre du jeu 

Le ballet des rencontres bilatérales va se poursuivre cette semaine. Après un passage mardi au Parlement européen, François Hollande accueillera la chancelière allemande à Paris. Ils assisteront ensemble à un match de foot entre les deux équipes nationales au Stade de France. 

 

L’Allemagne, qui défend une position médiane entre la France et le Royaume-Uni, s’est placée au centre du jeu diplomatique européen. Samedi 2 février, Angela Merkel a également déclaré qu’elle s’attendait à des négociations très difficiles, se disant réservée sur les chances d’un accord.

La Grande-Bretagne, suivie par d’autres pays comme la Suède, milite pour une réduction d’ampleur du budget européen alors que la France, l’Italie ou la Pologne souhaitent préserver les fonds structurels ou la Politique agricole commune. 

Les négociations sur le budget sont traditionnellement tendues, et le référendum promis par le Premier ministre britannique David Cameron sur l’appartenance de son pays à l’Union pourrait contribuer à crisper les négociations. 

Pour l’heure, une source française a confié à Reuters qu’un accord pourrait se faire sur une enveloppe globale un peu inférieure aux 983 milliards d’euros proposés en novembre dernier par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

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