Jean-Claude Juncker rejette l’idée de supprimer la dette grecque

Jean-Claude Juncker [European People's Party/Flickr]

Le président de la Commission européenne a appelé la Grèce à « respecter l’Europe », alors que  la question de la dette grecque agite les politiques européens depuis la victoire d’Alexis Tsipras.  

La question de l’avenir de la dette grecque est revenue au centre des débats européens depuis la victoire du parti de la gauche radicale Syriza.

Depuis son arrivée au pouvoir, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a réaffirmé sa volonté de négocier un allègement de la dette d’Athènes, qui représente 175% du PIB du pays et son refus du programme d’austérité imposé depuis 2010 à la population en échange du soutien de la Troika.

Hors de question

Des ambitions qui ont rapidement fait réagir les responsables politiques européens.  Dans une interview au quotidien Le Figaro, le 29 janvier,  Jean-Claude Juncker a affirmé qu’il n’était «  pas question de supprimer la dette grecque ».

 «  Les autres pays de la zone euro ne l’accepteront pas» a martelé le président de la Commission européenne.

«Dire qu’un monde nouveau a vu le jour après le scrutin de dimanche n’est pas vrai», a-t-il poursuivi. «Nous respectons le suffrage universel en Grèce, mais la Grèce doit aussi respecter les autres, les opinions publiques et les parlementaires du reste de l’Europe. Des arrangements sont possibles, mais ils n’altéreront pas fondamentalement ce qui est en place».

D’autres voix se sont élevées pour mettre en garde le chef de file de Syriza, dont le président du Parlement européen, Martin Schulz. Dans un point de vue intitulé « Ni drame ni drachme en Grèce » publié sur Linkedin, l’Allemand a prévenu que « si le nouveau gouvernement Syriza veut dire non à tout, alors l’élan de M. Tsipras pourrait être de courte durée ».

Rencontres programmées

Un certain nombre de rencontres sont d’ores et déjà programmées entre le leader grec et les responsables politiques européens, au cours desquelles la question devrait se retrouver sur la table des discussions.

L’Élysée a annoncé qu’un rendez-vous entre François Hollande et le premier ministre grec se déroulerait avant le Conseil européen du 12 février. Les ministres des Finances des deux pays, Michel Sapin et Yanis Varoufakis, se rencontreront le 2 février à Paris.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz s’est rendu à Athènes le 29 janvier pour rencontrer Alexis Tsipras, ainsi qu’un certain nombre de responsables politiques grecs, dont Antonis Samaras, le premier ministre conservateur sortant, mais aussi les chefs de file des partis de gauche,  Stavros Theodorakis (To Potami) et Evangelos Venizelos (Pasok).

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