La BCE maintient les taux d’intérêt à 0 % pour faire grimper les prix

La Banque centrale européenne a maintenu les taux d’intérêt à 0 % pour faire monter les prix car la récente inflation est due à la hausse des prix du pétrole et non à un changement de tendance. Un article de notre partenaire Euroefe.

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de ne pas modifier le taux de prêt marginal, fixé à 0,25 % et grâce auquel elle prête aux banques sur une base quotidienne.

Elle a également laissé inchangé le taux de dépôt, fixé à 0,40 %. Également quotidien, il incite les banques à ne pas faire de réserves excessives d’argent.

La BCE espère que ses « taux d’intérêt directeurs continueront au niveau actuel ou plus bas pour une période de temps prolongé, et même après le rachat de dettes ».

>> Lire : La BCE prête à tout en cas de Brexit

La BCE a confirmé l’achat jusqu’en mars de dettes publiques et privées de la zone euro pour un montant de 80 milliards d’euros par mois. À partir d’avril, elle réduira le volume d’achat à 60 milliards d’euros durant neuf mois supplémentaires, jusqu’en décembre.

L’institution monétaire a mis l’accent sur le fait qu’elle augmentera le volume ou la durée des rachats si les perspectives sont moins favorables ou si les conditions financières empêchent l’inflation de se rapprocher des 2 %.

En décembre, le taux d’inflation interannuel se situait à 1,1 % dans la zone euro, soit cinq dixièmes de plus qu’en novembre. Toutefois, ce rebond est dû à l’augmentation des prix de l’énergie et des aliments frais et non pas à un changement de tendance.

L’inflation sous-jacente, si l’on exclut les éléments les plus volatiles comme l’énergie et les aliments, était de 0,9 % en décembre.

Les analystes de l’Institut des finances internationales (IFI) estiment que cela augmente la pression sur la BCE pour qu’elle finalise les rachats et que les perspectives d’inflation et de croissance s’améliorent.

La hausse de l’inflation aura été l’argument de ceux qui demandent à la BCE de modifier son message et de réduire les incitations financières. Il est toutefois peu probable qu’elle commence déjà à envisager de retirer la perfusion monétaire, selon les experts de l’IFI.

« Il faudra des changements importants dans les perspectives de croissance et d’inflation pour que la BCE envisage de configurer sa politique monétaire annoncée en décembre », considère l’économiste en chef d’UniCredit pour la zone euro, Marco Valli.

Selon les événements des prochains mois, la BCE décidera si elle prolonge les rachats de dettes au-delà du mois de décembre et si elle commence à réduire le volume d’achats en 2018.

Le rythme de réduction des acquisitions dépendra des tendances de l’inflation sous-jacente.

La BCE a pour objectif d’atteindre un taux d’inflation à moyen terme proche, mais en dessous, des 2 %, mais la route est encore longue.

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